La croissance économique accélère légèrement au premier trimestre, prévoit la Banque de France
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La façade de la banque de France à Paris.
CP/CHM/ - CHARLES PLATIAU - CHARLES PLATIAU
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La façade de la banque de France à Paris.
CP/CHM/ - CHARLES PLATIAU - CHARLES PLATIAU
Et si l’économie française s’en sortait mieux que prévu ? Après une fin d’année 2025 moins morose qu’anticipé (0,2 %), la croissance économique devrait légèrement accélérer au premier trimestre. La dernière enquête de conjoncture de la France dévoilée ce mercredi 11 février indique une première estimation de l’accélération du produit intérieur brut (PIB) « entre 0,2 et 0,3 % ». Une estimation comparable à celle de l’Insee (0,3 %) présentée dans sa note de conjoncture en décembre dernier. Derrière ces estimations, le rythme de croissance est quand même en sous-régime.
Réalisée entre le 28 janvier et le 4 février, l’enquête de la Banque de France menée auprès des entreprises tricolores souligne que les moteurs de l’activité ne sont pas à l’arrêt malgré un contexte international toujours aussi chahuté. Sur le plan domestique, l’adoption du budget le 2 février dernier pour l'année 2026 a réduit le brouillard politico-budgétaire des prochains mois. « L’économie française paraît imperturbable malgré les tempêtes du monde », a affirmé le chef économiste et directeur des études Xavier Debrun, devant la presse.
Sur le mois de janvier, l’absence de budget et le vote de la loi spéciale pour permettre aux services publics de fonctionner a minima et de lever l’impôt avaient suscité de vifs débats sur l’impact économique d’une telle situation. Mais à ce stade, il semble que les conséquences soient circonscrites. « La période de la loi spéciale a été finalement courte. L’incertitude met du temps à se faire ressentir dans les enquêtes. Cela ne risque pas d’avoir un impact très fort », a affirmé Yannick Kalantzis, directeur de la conjoncture, interrogé par La Tribune.
Par secteur, ce sont principalement les services marchands qui tirent l’activité tricolore vers le haut avec une hausse prévue à 0,4 % entre janvier et mars. « La progression de la valeur ajoutée dans les services marchands serait portée par le dynamisme des services aux entreprises, de l’information-communication et de l’hébergement-restauration », détaille la note de la banque centrale. Compte tenu du poids du tertiaire marchand dans l’économie hexagonale (59 %), ce rythme permet de compenser en partie les difficultés d’autres secteurs.