Retard de paiement : alerte sur les trésoreries et faillites d’entreprises
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Une ligne de production à l’usine Renault de Sandouville en Normandie
SAM/ - REUTERS - Sarah Meyssonnier
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Une ligne de production à l’usine Renault de Sandouville en Normandie
SAM/ - REUTERS - Sarah Meyssonnier
Le tunnel d’incertitudes continue de peser lourdement sur l’économie française. Entre une croissance au ralenti, le report de la présentation du budget 2026, l’absence de ministres en fonction au gouvernement et la guerre commerciale, les entreprises et les ménages sont plongés en plein brouillard. Et cela se traduit concrètement dans les mauvais chiffres de la conjoncture dévoilés par Coface ce jeudi 2 octobre.
Les entreprises ayant constaté des retards de paiement sont plus nombreuses au cours des 12 derniers mois (86 %) que lors des précédentes enquêtes de 2024 (85 %) et 2013 (82 %). En matière de durée, les délais de paiement ont légèrement fléchi à un niveau élevé autour de 50 jours en moyenne (51 jours en 2025 contre 49,7 en 204). En revanche, l’Hexagone affiche des délais bien supérieurs à certains de ses voisins comme l’Allemagne (32 jours) ou la Pologne (46 jours). Et les perspectives ne s’annoncent guère favorables au regard du contexte géopolitique chahuté. Parmi les principaux risques évoqués, c’est l’environnement politico-social dans l’Hexagone qui apparaît comme la première préoccupation des entreprises. Viennent ensuite le prix des matières premières et le ralentissement de la demande mondiale. À l’opposé, le risque climatique ou les tensions entre la Chine et les États-Unis arrivent en bas de tableau.
À l’exception du tourisme, tous les secteurs enregistrent des délais de paiement supérieurs à un mois. Parmi les mauvais élèves, figurent en premier lieu la banque, la finance et l’assurance avec plus de 60 jours de délais de paiement. Arrivent ensuite la construction et l’immobilier (55 jours) ou encore l’automobile (54). À l’opposé, les conseils et services aux entreprises limitent les délais à 39 jours. Les secteurs du papier et du bois (44 jours) ou encore l’édition, communication et les médias demeurent en deçà de la moyenne (49,7 jours).