Baisse des aides à l’alternance, taux de chômage des 15-24 ans s’établissant à un taux alarmant de 21,5%, tollé autour du CDI jeunes : il ne fait pas de doute que, dans la période d’instabilité économique et politique que connaît la France, la place de la jeune génération au sein du monde professionnelle fait débat. Une question à laquelle la Confédération nationale des Junior-Entreprises (CNJE) entend apporter une solution. En 57 ans, 200 structures se sont implantées dans les écoles et universités françaises de tous secteurs, majoritairement dans l’ingénierie, historiquement dans des établissements privés puis dans les facultés. Elles réalisent des missions de conseil -plus de 4000 cette année- auprès de clients tels Doctolib, Hermès, SNCF, Thales, BPI France, en permettant aux étudiants de mettre en pratique ce qu’ils apprennent au quotidien dans leur formation. Devenant ainsi, un véritable terreau de recrutement post-diplôme. « Nous avons envie de développer le plus possible de junior en université », souligne Harishan Uthayakumar, étudiant en droit à l’université d’Assas et président de la CNJE pour un mandat d’un an. Lesquelles sont réceptives à l’idée de créer en leur sein une telle organisation, « en sachant que les universités sont le terrain qui en a le plus besoin, les études universitaires -droit, économie, médecine, …- étant très théoriques et manquant parfois de pratique. Pratiquer permet d'améliorer l’employabilité des étudiants sur le marché du travail ensuite », poursuit l’étudiant en école de commerce et vice-président du mouvement, Gaspard Leblond.
Forte de sa position à cheval entre le monde étudiant et le monde professionnel, la Junior-Entreprise cherche à s’imposer comme un acteur incontournable dans la conjoncture française marquée par l’instabilité politique et économique. Si les sollicitations ne sont pas aussi importantes qu’au lendemain du Covid, le bureau de la CNJE ne déplore aucune chute, avec plus de 4000 missions confiées aux étudiants cette année. « Dans la conjoncture actuelle, la Junior-Entreprise est une bonne alternative et se place comme une solution agile pour les entreprises pour des raisons budgétaires, de rapidité de réalisation des études puisque les étudiants ont un mandat d’un an au sein de la JE mais aussi car ils peuvent profiter des derniers enseignements dispensés aux étudiants, notamment en numérique et en IA », note Gaspard Leblond.