Guerre au Moyen-Orient : le tourisme contraint de s’adapter
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Si les premiers chiffres rassurent sur la fréquentation estivale, la flexibilité des offres devient la nouvelle norme
LB
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Si les premiers chiffres rassurent sur la fréquentation estivale, la flexibilité des offres devient la nouvelle norme
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Souvent, le moral des professionnels du tourisme est égal au niveau du thermomètre. Autant dire que les températures estivales qui s’abattent sur la France et le Sud notamment, sont, malgré les aléas de fortes chaleurs, un élément qui crée de la réassurance. Non pas que le secteur soit profondément inquiet, mais les conséquences de la guerre au Moyen-Orient sont réelles. Et presque contradictoires. Car si la consommation sera plus prudente, elle sera aussi moins lointaine et plus européenne.
Un élément que pointe Pascale Fortunat-Deschamps, présidente de Gard Tourisme, qui pense en effet que « le contexte pousse les touristes à arbitrer autrement : moins loin, plus flexible, plus nature, un changement de comportement qui pourrait profiter à des destinations comme le Gard ».
Sur la Côte d’Azur, Christine Welter pose le même constat. La présidente du syndicat des hôteliers de Cannes et du bassin cannois rappelle que la destination fonctionne à 70 % avec l’international, ce qui la rend « dépendante de l’aérien », notamment vis-à-vis de la clientèle américaine, souvent considérée comme le juge de paix de la fréquentation. Or, l’aéroport Nice Côte d’Azur a récemment inauguré un Nice-Boston qui vient conforter la liaison directe entre les deux destinations. De même, « les slots avec le Moyen-Orient ne sont pas relâchés ». Deux bonnes nouvelles alors que les États-Unis et le Moyen-Orient sont deux importants marchés porteurs.