Guerre et tourisme (volet 1). Le conflit au Moyen-Orient a mis sous tension les économies mondiales. Dans le sud de la France, les professionnels du tourisme abordent la saison estivale avec un état d’esprit contrasté et des dynamiques différentes : l’inquiétude pointe en Occitanie tandis que la Côte d’Azur semble très sereine.La guerre au Moyen-Orient, les incertitudes géopolitiques, la hausse des prix du carburant, le risque inflationniste et les tensions sur le pouvoir d'achat créent un climat anxiogène peu propice à la préparation sereine des vacances. Et voilà que se glisse maintenant dans les esprits la menace de l’hantavirus, ravivant l’imaginaire des pandémies mondiales… À deux mois des congés estivaux, les professionnels du tourisme scrutent, certains avec inquiétude d’autres avec une relative sérénité, le comportement de leur clientèle.
Selon un sondage de l'Alliance France Tourisme et IFOP, publié le 28 avril, « les vacances restent un moment désiré, mais leur représentation évolue : moins tournées vers l’évasion lointaine et l’exposition, elles s’inscrivent davantage dans une logique de proximité, de sobriété et de recentrage ». Ainsi, 68 % des Français prévoient de partir au moins une semaine cet été (77 % en 2025) et seuls 37 % se disent certains de partir (50 % en 2025). Des vacances qui s’annoncent sous contrainte budgétaire : 35 % prévoient un budget inférieur à 1 000 euros et le budget moyen chute à 1 530 euros, soit environ 150 euros de moins en un an.
Dominique Marcel, président de l’Alliance France Tourisme, estime toutefois qu’« il n’y a pas d’effondrement des intentions de départ ».
Trésoreries en berne
C’est aussi le sentiment de Paul Bessoles, directeur du camping Le Dauphin à Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) et vice-président de la Fédération de l’Hôtellerie de Plein Air Occitanie (1 387 établissements et 160 700 emplacements). Estimant que l’impact des tensions géopolitiques reste difficile à évaluer, il rapporte que « les vacances de printemps n’ont pas été pas extraordinaires mais elles ne le sont jamais ». Côté réservations, « juin est à l’équilibre par rapport à 2025, juillet en avance, et août un peu en retard, mais on n’est pas inquiets »…