Jean Castex (PDG) : « La SNCF accepte les règles du jeu de la concurrence ferroviaire, mais avec une farouche volonté de remporter tous les lots »
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Jean Castex, à Marseille, le 06 mai 2026.
CL
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Jean Castex, à Marseille, le 06 mai 2026.
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Pour augmenter la qualité et la quantité de ses services ferroviaires régionaux, la Région Sud a été la première de France à ouvrir ses lignes à la concurrence, mettant fin au monopole sacré de la SNCF sur les lignes ferroviaires françaises. Ainsi, depuis juin dernier, c’est Transdev qui exploite les trains de la ligne Marseille-Toulon-Nice. SNCF Voyageurs a, quant à elle, conservé les services ferroviaires de la Côte d’Azur. En novembre dernier, la Région Sud a, une nouvelle fois, tranché en faveur de SNCF Voyageurs pour l’exploitation des lignes du « lot 3 » comprenant la ligne des Alpes Marseille-Briançon et la ligne Marseille-Toulon-Les Arcs pour un contrat d’une durée de dix ans, signé ce 6 mai à Marseille.
Un goût de revanche pour la SNCF qui voit, ici, l’occasion de (ré)affirmer son savoir-faire. « Ce lot est très exigeant. Le cahier des charges comprend une offre renforcée (+30% de trains), du matériel neuf, des centres de maintenance neufs. C’est un grand défi pour la SNCF, car c’est un nouveau mode d’exploitation, quoique déjà expérimenté à Nice », confie Jean Castex, PDG du groupe tricolore. La signature du contrat dénommé Sud Alpes Méditerranée marque le lancement de la phase de préparation consacrée à l’acquisition du matériel, à l’aménagement des sites de maintenance et à la formation des personnels. Au total, une enveloppe de 2,25 milliards d’euros, est déployée dont 1,8 milliard d’euros pour assurer l’exploitation du service ferroviaire, 328 millions d’euros pour l’acquisition de 25 rames neuves et 46 millions d’euros pour la modernisation du site de maintenance de Marseille-Blancarde et la construction d’un nouveau site de maintenance à Briançon.