Alors que les yeux étaient rivés sur l'Hôtel de ville, c'est du côté de la Métropole de Lyon que les élections ont créé la surprise et la bascule. Aux mains de la gauche et des écologistes depuis 2020, le véritable coeur du pouvoir local, détenteur d'une partie des compétences du Département, et très représenté au sein du Sytral (syndicat organisateur des transports), est passé dans les mains de l'opposition qui acquiert même une majorité. Majorité qui devra cohabiter avec la Ville de Lyon, conservée par le bastion de la gauche et des écologistes.
Après des mois d'une campagne en duo avec Jean-Michel Aulas qui a lancé le premier son projet de méga tunnel sous Fourvière - compétence incombant pourtant à la Métropole -, Véronique Sarselli devrait accéder ce jeudi à la direction du Grand Lyon. Un ultime vote des 150 conseillers métropolitains élus doit avoir lieu pour installer Véronique Sarselli aux commandes du Grand Lyon. Une fois présidente, celle-ci prévoit déjà de demander à l'ancien patron de l'OL de devenir son premier vice-président au Grand Lyon. Main tendue que Jean-Michel Aulas semble avoir accepté, selon l'AFP.
Les candidats Coeur Lyonnais (pour la ville) et Grand Coeur Lyonnais (métropole) ont fait front commun face à l'union de la gauche et des écologistes, présentant une vision assez éloignée de celle promue ses six dernières années. Plusieurs projets déjà actés ou en cours de développement pourraient potentiellement faire les frais de cette bascule politique, notamment les mobilités et l'urbanisme.