Le second tour s’annonce plus que jamais serré à Lyon. Alors que l’ancien homme d’affaires Jean-Michel Aulas a survolé les sondages pendant la quasi-totalité de la campagne, les Lyonnais et les Lyonnaises en ont décidé autrement. Le maire sortant Grégory Doucet entame une remontada inattendue au cœur de la 3ᵉ métropole française, tandis que LFI jouera le rôle d’arbitre.Appelés pour la première fois à élire directement leurs conseillers municipaux et d’arrondissement, les Lyonnais et les Lyonnaises auront même triplement voté ce dimanche 15 mars, en votant aussi pour leurs conseillers métropolitains. De nouvelles modalités issues de la réforme de la loi PLM (Paris-Lyon-Marseille), adoptée le 10 juillet dernier, et qui viennent se conjuguer au statut déjà particulier de la métropole lyonnaise, qui dispose des compétences du département à l’échelle de ses 58 communes.
Mais ce dimanche, tous les regards étaient tournés vers la ville centre : avec un taux de participation à 65,29 % à 19 h en hausse de 26 points par rapport au scrutin précédent de 2020, ces municipales laissaient déjà entrevoir un regain d’intérêt des citoyens lyonnais.
Et ce, alors que Grégory Doucet avait réuni 28,46 % des voix au premier tour des municipales de 2020, qui s’étaient illustrées par un taux d’abstention record de près de 60 %.
Les pronostics « déjoués »
Premier à prendre la parole à son QG de campagne ce dimanche soir, Jean-Michel Aulas a livré un discours rempli de métaphores « footballistiques » :
« C'est un premier match, il y a le match retour la semaine prochaine. Nous sommes en train de nous organiser et quand on regarde ce qui se passe chez nos adversaires, l'accord de la honte est en train de se mettre en place », a dénoncé le candidat, en référence à la main tendue signifiée par la candidate LFI aux écologistes. « Nous allons nous organiser et nous préparer pour ce deuxième tour, et avec des chances tout à fait acceptables de pouvoir l'emporter ».
Quelques minutes plus tard, son rival écologiste a pris la parole en estimant que « ce soir, les Lyonnaises et Lyonnais ont envoyé un message sans équivoque en se déplaçant nombreux : l'avenir de leur ville leur importe ».