Le maire écologiste sortant Grégory Doucet a été réélu au terme d'un duel serré pour un second mandat. Son rival Jean-Michel Aulas annonce néanmoins qu’il déposera « un recours ». La Métropole lyonnaise bascule, elle, pour la première fois à droite, ouvrant la voie à une cohabitation.« Qui ne saute pas n’est pas Doucet ». Les militants écologistes n’ont pas masqué leur joie ce dimanche, alors que leur candidat était annoncé en tête face à son challenger Jean-Michel Aulas, au terme d’une campagne à haut risque. Car tout au long de la soirée, les scores n’ont eu de cesse de se resserrer. Après de premières estimations données à 54 %, l’écart s’est progressivement resserré pour atteindre 51,1 % des voix en faveur du maire écologiste sortant (contre 48,9 % des suffrages pour Jean-Michel Aulas, selon les derniers résultats encore provisoires).
« Aujourd’hui, une nouvelle page de l’histoire de notre ville est écrite. Les Lyonnais et Lyonnaises ont choisi par leur vote de maintenir une trajectoire responsable et universelle », a déclaré Grégory Doucet, ajoutant : « Cet héritage, je le porterai aussi à la Métropole avec les autres maires progressistes que je félicite. Nous saurons être les défenseurs des politiques sociales et écologiques qui ont fait de notre territoire un territoire inspirant, solidaire et prospère. Vous pouvez compter sur moi ».
Dès l’entre-deux-tours, Grégory Doucet avait très tôt conclu un accord avec la candidate LFI, arrivée en troisième position, dans le cadre d’une « fusion technique » qui intégrait 9 élus insoumis LFI. Un accord immédiatement dénoncé comme « l’alliance de la honte » par son rival Jean-Michel Aulas. Alors que le candidat divers droite avait prédit un « match retour » ce dimanche, les premiers résultats indiquent que celui-ci a progressé d’une dizaine de points entre le premier et le second tour, mais sans parvenir à transformer l’essai.
« De nombreuses irrégularités »
« Jean-Michel Aulas et ses équipes n’ont pas à rougir de ses résultats », a estimé dimanche le maire LR d’Oullins-Pierre-Bénite, Jérôme Moroge, tout en reconnaissant que « les sondages l’ont positionné plus haut qu’il ne l’était sur le terrain ».