Macron propose Emmanuel Moulin pour la Banque de France
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Emmanuel Moulin, 57 ans, n'a jamais été loin des cercles décisionnels de Bercy et de l'Élysée.
via REUTERS - Christophe Petit Tesson
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Emmanuel Moulin, 57 ans, n'a jamais été loin des cercles décisionnels de Bercy et de l'Élysée.
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L’Élysée a officialisé mardi la proposition d’Emmanuel Moulin pour prendre la succession de François Villeroy de Galhau à la tête de la Banque de France. L’ancien secrétaire général de la présidence de la République, figure centrale de la haute administration financière française, pourrait ainsi à franchir un nouveau palier au cœur de l’appareil économique de l’État.
Dans un communiqué, la présidence a confirmé la nomination envisagée de celui qui fut aussi directeur du Trésor et chef de cabinet d’Emmanuel Macron. Il devrait remplacer François Villeroy de Galhau, dont le départ est attendu en juin, avant la fin théorique de son mandat.
Emmanuel Moulin, 57 ans, n’a jamais été loin des cercles décisionnels de Bercy et de l’Élysée. Conseiller économique de Nicolas Sarkozy à l'Elysée entre 2009 et 2012, il a effectué un passage dans le privé à Eurotunnel et Mediobanca pendant la présidence du socialiste François Hollande (2012-2017). Puis, il est devenu successivement directeur de cabinet du ministre des Finances Bruno Le Maire, directeur général du Trésor, directeur de cabinet de Gabriel Attal à Matignon et enfin, durant la dernière année, secrétaire général de l'Elysée. Le 30 avril dernier, Pierre-André Imbert a officiellement pris les fonctions de secrétaire général de l’Élysée, succédant à Emmanuel Moulin.
Le processus de nomination au poste de gouverneur de la Banque de France reste néanmoins encadré. Le candidat proposé par le président doit être auditionné par les commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat, lesquelles disposent d’un pouvoir de veto renforcé, à la majorité des trois cinquièmes.
Dans les milieux parlementaires, le profil suscite des réactions contrastées. Certains élus de gauche dénoncent une concentration excessive des responsabilités dans un cercle rapproché du pouvoir. Emmanuel Macron a déjà nommé Richard Ferrand, un fidèle de la première heure, à la présidence du Conseil constitutionnel -- une proposition validée de justesse par le Parlement --, et l'ex-ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes.
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Le président de la commission des finances de l’Assemblée, Éric Coquerel (LFI), estime ainsi qu'Emmanuel Moulin « ne coche pas vraiment les cases », évoquant une question d’« indépendance et de neutralité ». Tout en reconnaissant ses compétences techniques, il pointe un profil « au cœur de la Macronie ». Du côté du Rassemblement national, le député Jean-Philippe Tanguy va plus loin, qualifiant Emmanuel Moulin de « l’une des pires personnalités de la Macronie ».
À l’inverse, les soutiens d'Emmanuel Moulin soulignent une expertise rare des rouages budgétaires et financiers de l’État, dans un contexte où la Banque de France joue un rôle central, de la politique monétaire européenne à la fixation du taux du Livret A, en passant par la gestion du surendettement ou la fabrication des billets.
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