La reconnaissance par l’ONU de la marocanité du Sahara le 31 octobre dernier vient éclaircir une situation géopolitique complexe. Au-delà, c’est l’économie de ce territoire, déjà très dynamique, qui pourrait bénéficier de l’afflux de nouveaux investissements.La décision du Conseil de sécurité des Nations unies d’adopter la résolution 2 797 le 31 octobre dernier marque clairement un avant/après. Car en décidant de reconnaître la marocanité du Sahara, l’ONU vient de mettre un point final à l’un des sujets diplomatiques les plus sensibles de ces 50 dernières années. Un vote historique donc, comme l’a rappelé le roi Mohammed VI dans son discours le soir-même. Mais derrière le volet diplomatique se tient le volet économique.
Et Yanja Khattat ne dit pas autre chose, estimant que la décision onusienne met fin à l’ambiguïté qui jusqu’alors pouvait créer de l’incompréhension. « Certaines instances ne comprenaient pas ce qu’il se passait sur le terrain. C’est donc une décision qui consacre l’autonomie sur la souveraineté du Maroc comme solution de base des entretiens, des pourparlers qui vont être enclenchés très rapidement par les Nations unies entre les différentes parties. C’est un grand succès de la diplomatie marocaine, dirigée par sa Majesté Mohammed VI. L’impact est immense », reconnaît le président du Conseil Régional de Dakhla-Oued.
Dakhla, là où tout se passe
Car la zone, stratégiquement située entre l’Europe et l’Afrique, est propice aux développements de projets économiques comme le démontre le futur méga-port de Dakhla, – réalisé à 40% – situé sur la façade Atlantique, infrastructure à l’investissement conséquent, au moins 1 milliard d’euros, très attendue pour renforcer l’attractivité de ce territoire et donner aux pays du Sahel un accès direct à la mer. Un port symbole de ce que la région possède comme potentiel, notamment celui de devenir un hub logistique majeur en Afrique de l’Ouest.