Guerre au Moyen-Orient : Macron dément tout risque de pénurie de carburant
latribune.fr
Emmanuel Macron a assuré samedi à Athènes que la guerre au Moyen-Orient ne laissait aujourd'hui " envisager aucune pénurie " de carburant en France.
REUTERS - Stelios Misinas - Stelios Misinas
Depuis Athènes, le président français a tenu à rassurer sur le risque de pénurie avec le blocage du détroit d'Ormuz. Emmanuel Macron fustige les scénarios de « politique-fiction » et appelle à la responsabilité pour éviter des comportements de panique chez les consommateurs.
Emmanuel Macron a assuré samedi que la guerre au Moyen-Orient ne laissait aujourd'hui « envisager aucune pénurie » de carburant en France. Le président a mis surtout en garde contre les scénarios qui risquent de provoquer des « comportements de panique ». Des propos faisant référence aux commentaires du patron de TotalEnergies. Patrick Pouyanné a estimé vendredi que si le blocage du détroit d'Ormuz dans le Golfe perdurait « encore deux ou trois mois », la France entrerait « dans une ère de pénurie énergétique ».
« On n'est pas dans le scénario qui est un des scénarios du pire que vous avez décrit, qui n'est aujourd'hui pas le plus probable et qu'il ne m'appartient pas de commenter », a affirmé le président français, interrogé sur cette hypothèse lors d'une conférence de presse dans le cadre de sa visite à Athènes. « Je me garderais bien de faire de la politique-fiction, parce que (...) je sais comment la psychologie peut se comporter. On n'est pas là pour expliquer le pire des risques », a-t-il poursuivi.
Selon lui, « la pire des choses, dans ces moments-là où il y a des tensions, de l'incertitude géopolitique, c'est que ces tensions soient accrues par des comportements de panique ». « Et bien souvent, la pénurie, on la crée par ces comportements de panique eux-mêmes », a-t-il estimé.
« Je crois pouvoir vous dire à ce stade que la situation est contrôlée », malgré l'impact sur les prix, et qu'« aujourd'hui, la situation ne nous fait envisager aucune pénurie », a encore affirmé Emmanuel Macron. Il a appelé à « une réouverture complète, conforme au droit international, à la liberté de navigation, sans péage sur le détroit d'Ormuz », en vue d'un retour à la normale qui ensuite serait progressif.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la navigation dans le détroit d'Ormuz - où transite habituellement un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde - est quasiment paralysée par l'Iran, un blocus auquel s'ajoute celui décidé par le président américain Donald Trump sur les ports iraniens.
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