Carburants : le coût des aides estimé à 180 millions d’euros en mai
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Les prix des carburants pour voitures ont bondi de 13,5% en moyenne dans l'UE en mars par rapport à février.
SAA/ - REUTERS - PASCAL ROSSIGNOL
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Les prix des carburants pour voitures ont bondi de 13,5% en moyenne dans l'UE en mars par rapport à février.
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L'heure des comptes. Le coût des nouvelles aides sur le carburant et du prolongement de certaines mesures de soutien coûtera 180 millions d’euros en mai, après 150 millions d’euros en avril, a indiqué ce mercredi le ministre des Comptes publics, David Amiel.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé ce mardi une nouvelle aide destinée à trois millions de « travailleurs modestes grands rouleurs », et un soutien accru aux pêcheurs et agriculteurs face à la flambée persistante des prix des carburants en raison de la guerre au Moyen-Orient. L’exécutif a également prolongé les aides sur les carburants, en les élargissant à des secteurs d’activité comme le bâtiment et les taxis et VTC.
Le dispositif « grands rouleurs » consistera en une réduction moyenne de 20 centimes d’euro par litre, à destination de trois millions de « travailleurs modestes », avait précisé Sébastien Lecornu.
Pour être éligibles, ils devront faire partie de la moitié des Français les moins aisés, et habiter à au moins 15 kilomètres de leur lieu de travail, ou parcourir 8 000 kilomètres par an.
Depuis la flambée des prix des carburants, la ministre relève régulièrement que le GNR utilisé par les agriculteurs pour leurs tracteurs bénéficie d’un soutien fiscal d’1,3 milliard d’euros par an. « La France compense intégralement les droits d’accise sur le GNR. Il y a peu de pays qui le font », a-t-elle dit mercredi.
« Vous connaissez la situation budgétaire de notre pays. (…) Donc il faut choisir ses combats. Il y a la question du GNR (gazole non routier). Depuis le début de la crise (au Moyen-Orient), on y met 90 millions d'euros, que je vais devoir prendre sur mon budget. Je m’arrache les cheveux, où vais-je le prendre ? Ce n’est pas de l’argent en plus, » a déclaré la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard.
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Le coût de la guerre au Moyen-Orient est estimé à 6 milliards d’euros par le gouvernement à date, a aussi rappelé David Amiel, dont une grande partie (3,6 milliards d’euros) est liée à la hausse de la charge de la dette.
La ministre de l’Agriculture a rappelé ce mercredi aux agriculteurs le coût des aides pour leur secteur, lors d’une table ronde sur l’agriculture tenue à Montluçon en marge d’un conseil des ministres délocalisé.
(Avec AFP)
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