Les TPE et PME ont souffert d'un manque de débouchés et de difficultés de trésorerie l'année dernière, selon le dernier baromètre conjoncturel de BPIFrance. Dans ce contexte, les dirigeants se montrent prudents pour 2026.
2025 aura été une année compliquée pour les TPE et PME. D’après le dernier baromètre semestriel de BPIFrance Le Lab, la conjoncture des toutes petites entreprises et des petites et moyennes entreprises s’est dégradée l’année dernière, en particulier au second semestre. Le solde d’opinion sur l’évolution du chiffre d’affaires a perdu 5 points en un an pour atteindre le score de -11, « son plus bas niveau hors crises financière et sanitaire », d’après la note du laboratoire de la Banque publique d’investissement.
Et tous les secteurs sont touchés, avec un grand perdant : la construction. Le secteur enregistre une chute de 10 points de son indicateur d’activité sur un an. Le tourisme, les services et les transports perdent également 6 à 8 points.
Parmi les principales raisons à cette conjoncture morose : le manque de débouchés. Les carnets de commandes sont moins remplis que par le passé. Un « déficit de débouchés » qui « pèse directement sur l’activité courante et limite les capacités de projection des entreprises », précise BPI.
Les dirigeants se plaignent également de difficultés de trésorerie. Ainsi, le solde d’opinion sur la situation de trésorerie a baissé de 3 points pour s’établir à -17, « sous sa moyenne historique ». Par ailleurs, 2 % des entreprises craignent de ne pas pouvoir rembourser leurs prêts garantis par l’État (PGE). Les risques restent faibles puisque près de la moitié les a déjà remboursés depuis la fin de l’année dernière.
Enfin, le coût du crédit ralentit les investissements des entrepreneurs ; ils sont 40 % à citer cette problématique selon le baromètre. « Les incertitudes politiques et budgétaires persistantes pèsent également sur les décisions d’investissement des dirigeants », complète BPI.
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En 2025, si l’indicateur d’activité a atteint -11 points, il devrait repasser à 4 points cette année. « Il reste nettement inférieur à sa moyenne historique (+15) », précise cependant BPI. Avec une reprise qui devrait être plus forte du côté du secteur industriel. Mais,
La Banque publique d’investissement ajoute aussi que les dirigeants restent prudents. « La transformation de ce regain d’optimisme en croissance durable dépendra étroitement de l’évolution de la demande et de l’environnement macroéconomique », conclut-elle.