🔴 Démission de Lecornu, CAC 40 en chute, l'Élysée veut d'« ultimes tractations »... Ce qu'il faut retenir ce lundi 6 octobre
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đź“» Bonsoir Ă tous, nous sommes le lundi 6 octobre 2025.
Aujourd'hui, l'actualité a surtout été marquée par la crise politique en France : Sébastien Lecornu a en effet présenté sa démission ce matin à Emmanuel Macron. Une véritable surprise. Avant un nouveau suspense en fin de journée : Emmanuel Macron a en effet demandé à Sébastien Lecornu « d'ultimes tractations » pour former un exécutif d'ici mercredi.
Les réactions politiques ont été nombreuses. Du côté des LR, on rejette toute responsabilité face à une possible dissolution de l'Assemblée nationale. LFI demande « l'examen immédiat » de la motion de destitution d'Emmanuel Macron, tandis que le RN appelle à une dissolution et une nouvelle élection législative. Quant au Medef, il a annulé son « grand meeting » du 13 octobre à Paris.
Les détails sur cette séquence politique inédite à lire dans notre fil d'actu ci-dessous.
Bonne fin de soirée.

➡️ Surprise. Quelques heures à peine après avoir formé son gouvernement, Sébastien Lecornu a remis ce lundi sa démission au président Emmanuel Macron, sous le feu de critiques et fragilisé de l'intérieur par la fronde des Républicains de Bruno Retailleau.
➡️ Dans un discours prononcé à 10 h 45 depuis Matignon, Sébastien Lecornu a déploré « le réveil de quelques appétits partisans », « non sans lien avec la future présidentielle ». « Il faut toujours préférer son pays à son parti », a-t-il lancé dans une allusion claire au président des LR, Bruno Retailleau, qui dimanche soir a précipité sa chute en remettant en cause la participation des Républicains au gouvernement.
👉Pour aller plus loin : Sébastien Lecornu démissionne, la France face à une crise politique
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➡️ Après une journée de crise politique, suite à la démission du Premier ministre, un communiqué de l'Élysée est venu encore faire monter le suspense. Emmanuel Macron y demande à Sébastien Lecornu de mener « d'ici mercredi soir d'ultimes négociations afin de définir une plateforme d’action et de stabilité pour le pays ».
➡️ « Je dirai au chef de l’État mercredi soir si cela est possible ou non, pour qu’il puisse en tirer toutes les conclusions qui s’imposent », a répondu, sur le réseau X, Sébastien Lecornu. Avant de préciser quelque temps après à la presse, « qu'il ne souhaite pas être renommé à Matignon ».
➡️ Par ailleurs, Emmanuel Macron « prendra ses responsabilités » en cas de nouvel échec de ces discussions, a fait savoir ensuite son entourage, semblant laisser planer l’hypothèse d’une nouvelle dissolution.
La démission du Premier ministre fait réagir le Medef. Selon nos informations exclusives, le Medef a choisi de reporter - par un vote du bureau à l'unanimité - son meeting prévu le 13 octobre à l’Accor Arena à Bercy (Paris). Mais le syndicat des patrons espère organiser un prochain meeting avec les autres organisations patronales représentatives (CPME et U2P), qui avait refusé de participer. Aucune date à ce stade n’a été fixée faute de visibilité politique.
👉 Les informations exclusives de La Tribune : Le Medef reporte son rassemblement prévu le 13 octobre à Bercy
➡️ La Bourse de Paris a brutalement chuté de près de 2 % lundi vers 9 heures, après l'annonce de la démission du Premier ministre Sébastien Lecornu. Face à cette annonce, l'euro chute également. Vers 11 heures, la monnaie unique perdait 0,63 % face au dollar, à 1,1688 dollar pour un euro.
➡️ La démission de Sébastien Lecornu a aussi fait grimper le coût de l'emprunt français à dix ans qui est monté momentanément à 3,61 % avant de redescendre à 3,57 %, en hausse de sept points de base par rapport à la dernière clôture. L'écart entre les taux d'emprunt français et allemand sur les marchés a quant à lui atteint 89 points de base, au plus haut depuis janvier. La veille, l'écart était de 81 points de base.
➡️ Enfin, la chute de Lecornu fait fortement chuter les titres des banques françaises à la Bourse de Paris, très sensibles au risque sur la dette. BNP Paribas a perdu 4,45 % vers 12 heures, la Société générale -5,85 %) et le Crédit agricole a lâché 4,25 %.
👉Pour aller plus loin : Bourse en baisse, OAT qui flambe… les marchés dans la tourmente après la démission de Sébastien Lecornu
➡️ De son côté, la France insoumise demande « l'examen immédiat » à l'Assemblée nationale de sa motion de destitution du président Emmanuel Macron. « Après la démission de Sébastien Lecornu, nous demandons l'examen immédiat de la motion déposée par 104 députés pour la destitution d'Emmanuel Macron », a écrit Jean-Luc Mélenchon sur X. Cette motion de destitution a été signée par les députés insoumis, mais aussi par des députés des groupes écologistes et communistes.
➡️ Par ailleurs, La France insoumise propose aux autres partis de gauche, avec lesquels elle entretient des relations souvent tendues, « une rencontre cet après-midi aux organisations fondatrices de la Nupes et du Nouveau Front populaire (NFP) afin d’envisager toutes les hypothèses ouvertes par cette situation ». Un appel pour l'instant rejeté par les autres formations de gauche telles que le PS, les communistes ou les Écologistes.
➡️ En fin d'après-midi, le Parti socialiste a de son côté appelé Emmanuel Macron à nommer un Premier ministre « issu de la gauche et des Écologistes » et s’engageant « à ne pas utiliser l’article 49.3 », a déclaré Pierre Jouvet, secrétaire général du PS et proche d'Olivier Faure.
➡️ De son côté, le président des Républicains Bruno Retailleau a indiqué au journal de 13h sur TF1 qu'il ne se sentait pas « du tout » responsable de la démission de Sébastien Lecornu, ajoutant qu'il était « hors de question » pour son parti de « cautionner un Premier ministre de gauche ». Le ministre démissionnaire de l'Intérieur a aussi assuré que Sébastien Lecornu lui avait « caché la nomination de Bruno Le Maire » comme ministre des Armées. Ce qui pose « un problème de confiance ».
👉 Les détails à lire dans notre article : « Quand on cache des choses, je ne peux pas m’engager », déplore Bruno Retailleau sur TF1
➡️ Directement visé et sous pression, Bruno Le Maire a annoncé, via à un post sur X en fin de journée de « se retirer du gouvernement sans délai et de transférer mes responsabilités de ministre des Armées au Premier ministre ». « Je souhaite que cette décision permette la reprise des discussions en vue de former un nouveau gouvernement, dont la France a besoin », a-t-il ajouté.
➡️ Autre information : l’ex-ministre de l’Économie Bruno Le Maire n’est plus consultant pour le groupe néerlandais ASML, fabricant de machines de pointe pour le secteur des semi-conducteurs, a indiqué lundi une porte-parole d’ASML.
(Veille réalisée avec AFP et Reuters)
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