Croisières : l’Etat fixe les règles, les élus s’opposent, les professionnels s’inquiètent
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L'Etat, via le préfet, vient de proposer un cadre commun pour réguler l'activité croisière.
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L'Etat, via le préfet, vient de proposer un cadre commun pour réguler l'activité croisière.
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Après moultes polémiques, prises à partie, arrêtés déposés d’un côté et suspendus de l’autre, le préfet des Alpes-Maritimes Laurent Hottiaux siffle la fin de la partie et reprend la main sur l’accueil des navires de croisière sur le littoral azuréen. Il vient de proposer, à l’issue d’une concertation réunissant collectivités, chambres consulaires et acteurs économiques, un cadre commun pour réguler et harmoniser l’activité. Et ainsi trouver un fragile équilibre entre « la protection de l’environnement et de la santé publique, la tranquillité des populations locales et les enjeux économiques et touristiques », explique-t-il.
Il faut dire que le sujet hérisse sur la Côte d’Azur. En tête de protestation, Christian Estrosi, président de la métropole Nice Côte d’Azur, et David Lisnard, maire de Cannes. En 2024, 278 navires y ont fait escale, 175 dans la baie de Cannes, 103 dans la rade de Villefranche, qui fait partie du périmètre de la Métropole niçoise. Trop pour les élus qui cherchent à imposer des restrictions d’accueil à ces paquebots géants qui mouillent dans leur baie, faute de quais adaptés.
La métropole azuréenne fut la première à lancer l’assaut, en janvier puis en mars 2025, interdisant les escales de bateaux de plus de 450 passagers à Nice et limitant le nombre de navires de plus de 2 500 passagers à 65 par an à Villefranche. La Cité des Festivals lui a emboité le pas, fixant à 34 le nombre d’escales de navires de plus de 3 000 passagers en 2026, à 31 en 2027, pour limiter progressivement la jauge maximale à 1300 passagers par navire à l’horizon 2030. Si l’initiative cannoise fait actuellement l’objet d’un recours en annulation, l’arrêté niçois a lui été retoqué en juillet par le tribunal administratif qui soulignait que « seul le préfet des Alpes-Maritimes pouv[ait] organiser les entrées, les sorties et les mouvements des navires ».