Finances publiques : un comité d'alerte convoqué le 7 juillet, de nouvelles économies attendues
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" On est assis sur un baril de poudre ", a reconnu David Amiel, ministre chargé des Comptes publics.
AFP - AFP or licensors - THIBAUD MORITZ
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" On est assis sur un baril de poudre ", a reconnu David Amiel, ministre chargé des Comptes publics.
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Le gouvernement prépare un nouveau tour de vis budgétaire. Le ministre chargé des Comptes publics, David Amiel, a annoncé dimanche la réunion d'un comité d'alerte des finances publiques le 7 juillet afin de dresser un bilan de l'exécution budgétaire du premier semestre.
« Depuis le début de l'année, nous avons eu une série de chocs sur l'économie française », a expliqué le ministre sur France Inter, citant notamment le conflit au Moyen-Orient et la récente canicule.
Cette réunion devrait déboucher sur de nouvelles mesures d'économies destinées à préserver les objectifs de réduction du déficit public. En avril, le gouvernement avait déjà présenté un plan de six milliards d'euros d'économies. Selon le président du Sénat, Gérard Larcher, un effort supplémentaire d'un montant comparable pourrait être nécessaire pour sécuriser la trajectoire budgétaire.
Cette annonce intervient quelques jours après le rapport particulièrement sévère de la Cour des comptes, qui estimait que « tous les signaux » des finances publiques françaises étaient « au rouge ». La juridiction financière souligne que la dette publique atteint désormais 117,5 % du produit intérieur brut, faisant de la France le seul pays de la zone euro dont le ratio d'endettement dépasse désormais le niveau atteint au plus fort de la crise sanitaire.
« La Cour des comptes a cent fois raison. Nous sommes dans une situation très préoccupante. On est assis sur un baril de poudre », a reconnu David Amiel.
Le ministre a également rappelé que la charge de la dette est devenue le premier poste de dépenses de l'État, devant les budgets de l'Éducation nationale et de la Défense.
Pour le gouvernement, l'objectif est de dégager des marges de manœuvre afin de financer les investissements jugés prioritaires, notamment l'adaptation des infrastructures publiques au changement climatique.
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David Amiel a par ailleurs exclu le recours à une loi de finances rectificative pour 2026. Il a également esquissé la stratégie politique de l'exécutif en vue de l'adoption du budget 2027, affirmant vouloir rechercher des compromis avec « la droite républicaine, la gauche républicaine et le bloc central », tout en excluant toute négociation avec le Rassemblement national et La France insoumise.
Le comité du 7 juillet constituera ainsi un premier rendez-vous clé avant les arbitrages budgétaires de l'été et la préparation du projet de loi de finances pour 2027.
(Avec AFP)
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