Politiques « diversité, équité et inclusion » : malgré la conjoncture, les dirigeants français maintiennent le cap

Les entreprises auraient un rôle à jouer dans le "vivre-ensemble", une position soutenue par 83% des dirigeants.
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Les entreprises auraient un rôle à jouer dans le "vivre-ensemble", une position soutenue par 83% des dirigeants.
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Dans cette période de doutes, où les vents contraires soufflent sur les politiques sociales et environnementales, où les décrets de l’administration Trump font peu à peu reculer les politiques de promotion de la diversité dans les entreprises américaines, beaucoup redoutaient un retour en arrière concernant les politiques DEI (diversité, équité et inclusion) en France. Pourtant selon le nouveau baromètre Ipsos BVA (*) pour par la communauté « Les entreprises s’engagent » et La Tribune, l’engagement des entreprises françaises semble résister, demeure solide et profondément ancré dans les territoires.
« Ce Baromètre montre que quand le contexte se durcit, l’engagement ne disparaît pas, il se renforce. Les entreprises françaises prouvent qu’elles veulent continuer à agir, et qu’elles ont besoin qu’on les accompagne pour aller encore plus loin », souligne Sylvain Reymond, directeur général de la communauté « Les entreprises s’engagent ».
En 2025, la prise en compte des enjeux sociaux reste incontournable pour 89% des dirigeants. Une très large majorité (86%) affirme vouloir avoir un impact positif sur la société et l’environnement, confirmant que la responsabilité sociale demeure un enjeu stratégique pour l’entreprise française. Et cette conviction semble se traduire dans les faits : 8 entreprises sur 10 disent avoir déjà mis en place des actions concrètes. Autrement dit, malgré la pression économique, les dirigeants ne décrochent pas.

Dans un contexte international marqué par une remise en cause de certains programmes de diversité, équité et inclusion, la France maintient sa trajectoire : 80% des dirigeants jugent primordial de poursuivre leur engagement. Le « backlash » redouté n’a pas eu lieu.
Cette étude révèle également une conviction partagée : les entreprises auraient un rôle à jouer dans le « vivre-ensemble », une position soutenue par 83% des dirigeants. Leurs priorités demeurent stables et en prise directe avec les défis sociaux, comme l’égalité entre les femmes et les hommes, l’engagement en faveur de la jeunesse et la lutte contre les discriminations.
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L’un des enseignements les plus forts de cette étude concerne la territorialisation de l’engagement : 97% des dirigeants estiment qu’elle doit occuper une place centrale. Pour les TPE et PME, cette dimension locale est au cœur de leurs actions : emploi, achats de proximité, partenariats locaux... Preuve que l’engagement est d’abord un enjeu de proximité, concret et quotidien.

Mais si l’envie d’agir est solide, la mise en œuvre reste difficile pour 84% des dirigeants qui jugent les engagements « complexes à mettre en place » et déplorent le manque de soutien de l’État. Une majorité d’entre eux souhaitent une meilleure information sur les moyens d’agir (79%), et beaucoup appellent à une simplification des dispositifs existants et à un renforcement du dialogue avec les services de l’État.
Ainsi selon cette enquête, les entreprises ne tournent pas le dos à l’engagement mais demandent les moyens d’agir pour aller plus loin. Car pour une grande partie des dirigeants, les effets de l’engagement de leur entreprise sont positifs et tangibles : amélioration de leur image pour 58%, motivation accrue de leurs collaborateurs pour 48%, et nouvelles opportunités commerciales pour 33% d’entre eux.
L’engagement apparaît comme un levier de résilience, un moteur de cohésion interne, et un facteur de performance durable. De quoi résister à la tentation de revoir à la baisse les ambitions en matière de politique de diversité et d’inclusion, mais aussi de poursuivre ces engagements dans les années à venir.
* : enquête Ipsos BVA réalisée par téléphone du 1er au 22 septembre 2025, auprès de 400 entreprises représentatives des entreprises françaises de 10 salariés et plus.