Canicule : les low-tech au secours des écoles en surchauffe
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'école de Saint-Vallier-de-Thiey (Alpes-Maritimes) fait partie des écoles accompagnées par ACTEE sur le confort d'été.
ACTEE
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'école de Saint-Vallier-de-Thiey (Alpes-Maritimes) fait partie des écoles accompagnées par ACTEE sur le confort d'été.
ACTEE
Les vagues de chaleur s’enchaînent en France et mettent sous tension habitants, travailleurs, écoliers et autres patients hospitalisés. Elles révèlent aussi les failles dans l’adaptation au changement climatique. C’est le cas dans les écoles : les cours en bitume absorbent et renvoient la chaleur en mode grill, les salles de classes mal isolées sont des bouilloires, et l’institution scolaire est prise de court. Une situation qui redonne des lettres de noblesses au blanc de Meudon pour couvrir les vitres, aux couvertures de survie à accrocher aux fenêtres…
Le 23 juin, 54 départements avaient basculé en vigilance rouge canicule, et le ministre de l'Éducation nationale Edouard Geffray a annoncé « à peu près 1 800 écoles qui ont d'une manière ou d'une autre dû fermer » et « 8 000 autres qui ont été obligées d'adapter leurs horaires ». Ce 25 juin, 72 départements sont en alerte rouge...
Dans une tribune au journal Le Monde le 24 juin, Martin Hendel*, chercheur en climatologie urbaine, et Vincent Viguié*, chercheur en économie de l’adaptation au changement climatique, résument l’ampleur du problème : « Écoles, collèges et lycées représentent près de la moitié du patrimoine bâti des collectivités, soit 140 millions de mètres carrés. Or, l’immense majorité de ce parc a été construite à une époque de stabilité climatique. Toitures non isolées, vitrages sans protections solaires, cours bitumées : ces choix passés sont devenus des pièges thermiques à l’aune du changement climatique ».