L'évolution de la situation, et cette décision du TAE de Lyon, s'explique pour Domo Chemicals par la mise en faillite fin 2025 de trois de ses filiales en Allemagne.
Le Tribunal des activités économiques (TAE) de Lyon a ouvert cette procédure jeudi, a indiqué Coralie Mannino, responsable de la communication de Domo France. « Il est encore trop tôt pour se projeter et mesurer l'éventuel impact sur l'emploi de cette procédure, pour l'heure destinée à assurer au mieux la continuité de l'activité des deux sites », a-t-elle précisé.
Déjà 130 salariés remerciés
En mars dernier, le groupe belge, qui produit des polyamides (des plastiques techniques à base de nylon utilisés dans l'industrie), avait annoncé un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) au sein de sa filiale, laissant ses 500 salariés sous le choc. Pour justifier ce PSE, Domo Chemicals pointait alors la dégradation du marché avec « l'apparition de nouvelles unités de production au cours des cinq dernières années, qui a créé une surcapacité de production mondiale sur certains produits, tirant les prix et les marges vers le bas ».
Véronique Buttez, élue et membre dirigeant de la fédération textile habillement cuir blanchisserie de la CGT, confirmait à l'époque, l'ouverture, par l'allemand BASF, son concurrent direct, d'une unité HMD avec de grosses capacités de production.
Mais c'est surtout le prix de l'énergie que mettait en avant Yves Bonte, CEO de Domo Chemicals. Présenté comme « trois à cinq fois plus élevé qu'aux Etats-Unis », celui-ci fait perdre à l'Europe « sa compétitivité par rapport à d'autres régions ». Dans ce contexte, les capacitésdu site de Belle-Étoile étaient « devenues surdimensionnées, avec un taux d'utilisation économiquement trop faible pour des installations conçues pour tourner quasiment en continu », soulignait la direction.
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