Le gouvernement veut limiter la hausse des dépenses de l’État et de ses opérateurs à 0,4 % en 2027, soit à un niveau quatre fois inférieur à l’inflation anticipée (1,6 %).
Le gouvernement a envoyé au Parlement, mercredi 15 juillet, le rapport sur les plafonds de dépenses du projet de loi de finances pour 2027. La montée en puissance du budget des Armées se poursuit. Les ministères régaliens et l’écologie voient leurs enveloppes augmenter, alors que la mission « Travail » subit une vraie baisse.
L’exécutif ambitionne de limiter la progression des dépenses de l’État et de ses opérateurs à 0,4 %, soit un « niveau strictement inférieur à l’inflation » qui est attendue à 1,6 % en 2027. Au total, les dépenses de l’État atteindraient 708,4 milliards d’euros, contre 683,3 milliards cette année.
Mais cette trajectoire n’inclut pas la hausse de la charge de la dette (+12,3 milliards d’euros) et l’augmentation des crédits militaires (+6,4 milliards d’euros). Le budget des Armées s’élèverait ainsi à 63,4 milliards d’euros, soit un « quasiment doublement en dix ans » (33,2 milliards d’euros en 2017), précise le document.
L’État sera encore le 1ᵉʳ contributeur au redressement budgétaire
Le gouvernement a choisi de faire porter à nouveau, principalement, l’effort de redressement des comptes publics sur l’État. Les ministères verraient ainsi leur budget progresser « au global de seulement 1,5 milliard d’euros » (hors effort de défense).
En entrant dans le détail, l’exécutif a choisi de garnir d’1,5 milliard d’euros l’enveloppe allouée à l’écologie. Un choix sans doute dicté par les récents épisodes météorologiques et qui portera les crédits de cette mission à 30,3 milliards d’euros en 2027. Autre choix notable : la hausse du budget en faveur de la mission «Solidarité, insertion et égalités des chances» d’1,1 milliard d’euros.
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