Décentralisation et clarification entre élus locaux : le gouvernement ouvre la boîte de Pandore
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Françoise Gatel, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation.
LTD/Damien Valente
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Françoise Gatel, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation.
LTD/Damien Valente
Dans le cadre du nouvel acte de décentralisation et de clarification promis par le Premier ministre Sébastien Lecornu dès sa nomination, la ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel, a organisé, ce mercredi matin, une réunion à l’Hôtel de Roquelaure, dans le VIIè arrondissement de Paris.
Et pour cause : devant les maires réunis en congrès il y a quinze jours, le locataire de Matignon s’est engagé à présenter un tel texte « avant Noël ». Au tour de la table, les associations d’élus locaux, qui avaient préalablement envoyé leurs contributions au gouvernement, ont pris la parole, les unes après les autres pour exposer leurs « lignes vertes » et leurs « lignes rouges ».
Au cœur des sujets, le logement, la mobilité, la santé, l’orientation, la différenciation, l’aménagement du territoire, le développement économique, le sport, le tourisme, la culture ou encore la sécurité. Sur ce point, le maire (ex-LR) de Charleville-Mézières et président d’Ardennes Métropole, Boris Ravignon, intervenant au titre des Intercommunalités de France, a pointé les moyens juridiques sous-dimensionnés des polices municipales.
L’inspecteur général des Finances, qui avait remis un rapport sur le coût du millefeuille administratif en mai 2024 juste avant la dissolution, a aussi défendu le rôle des intercos dans les aides économiques de proximité aux artisans et aux commerçants - les aides aux PME et ETI devant relever des régions -, ainsi que dans le pilotage du foncier économique dans le cadre des plans locaux d’urbanisme intercommunaux (PLUi) et des schémas de cohérence territoriale (SCoT).