« Nous avons eu des signaux d’alerte dès vendredi dernier en début de journée », explique Vincent Jacquemart, président d’Irena Group qui a reçu, de ses contacts, des informations le prévenant qu'il « va se passer quelque chose ». Samedi, ce sont effectivement les premières attaques américano-israéliennes qui ont secoué la zone du Moyen-Orient et le début d’une guerre menée contre l’Iran. En guise de représailles, l’Iran a mené des frappes, sur les bases américaines notamment, présentes dans les pays du Golfe alliés de Washington. Aux Émirats arabes unis, entre autres, plusieurs explosions de missiles ont été entendues dans les villes de Dubaï ou Abu Dhabi, précipitant les demandes d’évacuations des ressortissants sur place. Selon le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, « près de 400 000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région directement concernés par la situation », dont 63 712 aux Émirats arabes unis, 8 217 au Qatar, 8 404 en Arabie saoudite, 24 401 au Liban, 220 953 en Israël.
Irena Group, qui accompagne entreprises, institutions et organisations non gouvernementales dans la protection de leurs équipes, actifs et opérations à travers le monde, déploie depuis le week-end derniers ses protocoles d’urgence pour une dizaine de ses clients l’ayant sollicité. « Depuis lundi, nous avons évacué 70 personnes depuis Dubaï, Abu Dhabi, du Qatar et de toutes les zones qui sont concernées par ce conflit », détaille-t-il. « Nous avons une disponibilité de contacts logistiques – véhicules, chauffeurs, fixeurs, agents de protection rapprochée – qui prennent en compte les clients dans les zones où ils sont confinés pour les amener à la frontière ». Soit vers le sultanat d’Oman pour atteindre l’aéroport de la capitale Mascate, soit vers Riyad en Arabie Saoudite, un trajet qui est beaucoup plus long.