Et si le bulletin de vote se décidait plus au bureau que devant la fiche de paie ? La confiance en les collègues ou la direction pèse plus que le salaire ou la catégorie socio-professionnelle dans les différents électorats, selon une étude HEC Paris.
Ce n'est plus tant le salaire ou la catégorie socio-professionnelle qui définit le vote que l'expérience vécue au travail. C'est ce que révèle une étude d'HEC Paris menée par les professeurs Yann Algan, Antonin Bergeaud et l'étudiant Camille Frouard, publiée le 9 mars.
Selon cette étude, la confiance au travail dessine tout d'abord « deux France professionnelles » entre, d'une part, les sympathisants Renaissance, Horizons, Les Républicains (LR), pour qui « tout fonctionne » et, de l'autre, le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI).
L'électorat du RN est « le seul dont la confiance dans les collègues est négative », alors que sa confiance dans l'entreprise reste élevée, tandis qu'à l'inverse, l'électeur LFI « se méfie de l’institution entreprise et de la direction », « mais fait beaucoup plus confiance à ses pairs ».
Des frustrations différentes
Concernant la reconnaissance au travail, « le centre domine sur toutes les dimensions, avec un avantage massif sur la satisfaction salariale ». Le salarié proche de la « gauche radicale » se sent le plus utile mais ses perspectives de promotions sont quasi nulles.
De son côté, le salarié « proche de la droite radicale présente le plus fort déficit entre réalité et aspirations » : il est « le moins satisfait de sa rémunération et de ses perspectives, mais précisément celui qui y accorde le plus d’importance », observent les auteurs de l'étude.
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.