JO 2030 : les enjeux de la filière bois pour consolider la souveraineté française
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La filière bois compte 4 000 entreprises, 12 600 actifs et 359 millions d'euros de valeur ajoutée
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La filière bois compte 4 000 entreprises, 12 600 actifs et 359 millions d'euros de valeur ajoutée
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Avec un territoire régional recouvert à 51% par les forêts – soit 1,6 million d’hectares ce qui est aussi l’équivalent de 2,2 millions de terrains de football – le Sud se positionne comme un vivier incontournable pour ce matériau naturel, d’autant plus qu’elle enregistre une croissance de 0,5% à 2% chaque année. Et pour la filière bois, la perspective des JO 2030 constitue un avantage qui devrait lui permettre de se positionner fortement.
« L’hiver dernier, lorsque le Premier ministre d’alors, Michel Barnier, signe la lettre d’engagement de l’Etat, signifiant le point de départ des Jeux Olympiques à venir, la filière bois se met immédiatement en ordre de marche, s’appuyant sur le modèle des Jeux de Paris 2024. Dès 2017, l’organisation de ces Jeux a été perçue comme une formidable opportunité pour la filière avec la construction des villages des athlètes et des médias, la piscine olympique, la passerelle au-dessus de l’autoroute A1. Les JO 2024 ont été, pour la filière, un grand succès : 280 000 m² de surface de plancher en bois, 14 000 m3 de bois utilisé, et le développement d’immeubles multi-étages en bois de 50 mètres de hauteur », décrypte Olivier Gaujard, vice-président de Fibois Sud Paca. Un tel succès que lorsque l’organisation des JO 2030 se dessine, la filière se dit qu’il lui faut se positionner à nouveau.
Et la filière bois régionale de se positionner en premier plan. « Un contrat de filière 2025-2027 a été signé fin décembre par l'Etat, la Région, et l'interprofession FIBOIS Sud, contrat préparé par Fibois, à la demande de l'Etat (DRAAF) et de la Région. Il contient une fiche-action de promotion du bois dans les Jeux olympiques et paralympiques d'hiver 2030 », précise Christian Wawrzyniak, chef du service régional de la forêt et du bois de la DRAAF Provence-Alpes-Côte d'Azur. Dans cet objectif, une association intitulée France Bois 2030 a ainsi été créée. Elle s’inscrit dans la continuité du semblable programme France Bois 2024, et est présidée par l'actuel président de Fibois Provence-Alpes-Côte d'Azur, Gérard Gautier, avec comme chef de projet Olivier Gaujard. « La filière bois nationale s’est structurée et a fait le choix stratégique de mobiliser une équipe en région pour la proximité avec les décideurs, les donneurs d’ordres, qui sont la Solideo, le Cojop mais aussi SNCF Gares & Connexions. Nous faisons le lien entre l’offre et la demande et nous sensibilisons les donneurs d’ordre à la valorisation des filières locales ». Ainsi, des objectifs ambitieux sont fixés : dans tous les secteurs, au moins 25% des marchés doivent être attribués aux entreprises locales. Pour le bois, sans faire toutefois d’exclusivité, « nous visons 90% de bois français », confie Olivier Gaujard. Mieux que les JO 2024 où 65% du bois utilisé était issu des forêts nationales.