Selon les critères utilisés pour la définir par la revue The Lancet en novembre 2025, sa présence dans les rayons et sur la table des Français est en effet déjà massive. Les produits ultra-transformés représentent aujourd'hui près de 35 % des calories quotidiennes assumées, observaient dans leur appel les députés Agnès Pannier-Runacher, Guillaume Garot et Yannick Neuder. Avec un coût de quelque 11 milliards d’euros par an pour la santé publique.
Aux Etats-Unis, on est un pas plus loin. La réglementation de l'ultra-transformation est déjà devenue un défi concret pour l'agro-industrie. Son impact sur la santé des Américains étant très inquiétant (90 % des dépenses de santé concernent des maladies chroniques liées à l'alimentation), elle est pour la première fois explicitement pointée du doigt par le gouvernement, dont les directives diététiques 2025-2030 sont anglées sur une nouvelle préconisation: « Mangez de la vraie nourriture » (« Eat Real Food »).