Distribution : pour poursuivre son redressement, Casino doit restructurer sa dette
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Le siège de Casino, à Saint-Etienne, a été restructuré en profondeur.
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Le siège de Casino, à Saint-Etienne, a été restructuré en profondeur.
Stéphanie Gallo Triouleyre
Casino va (un peu) mieux. Le groupe a ainsi confirmé récemment, à l’occasion de la publication de ses résultats du troisième trimestre 2025, son objectif de retour à l’équilibre en 2026. Ce sera une première après plusieurs années cauchemardesques pour le distributeur stéphanois : en 2022, il avait affiché un résultat net consolidé de - 316 millions d’euros, de -5,6 milliards d’euros en 2023 et de -295 M€ en 2024.
Ce redressement, mené par une nouvelle direction générale pilotée par Philippe Palazzi, lui-même nommé par le nouveau propriétaire de Casino, le milliardaire Daniel Kretinsky, à la manœuvre depuis l’année dernière, s’est traduit par une transformation du groupe. Profonde et douloureuse. Notamment à Saint-Etienne, où est implanté le siège historique de l’enseigne créée en 1901 par Geoffroy Guichard.
Près de 300 hypermarchés ont été cédés à Intermarché, Auchan et Carrefour et plus de 1.200 magasins de proximité estimés non (ou pas assez) rentables ont été fermés ou vendus. Casino, désormais exclusivement concentré sur Cdiscount et ses enseignes de proximité compte à présent 6.640 magasins (622 Monoprix, 1.012 Franprix, 4.784 Casino et 217 Naturalia) dont 85% en franchise.
En 2025, le chiffre d’affaires est reparti à la hausse (à périmètre comparable), +0,5% au premier semestre, ainsi que l’EBITDA (+12%). Pour Philippe Palazzi, ces résultats viennent valider la pertinence du plan « Renouveau 2028 » qu’il a impulsé dès son arrivée, centré sur trois marchés clés : les courses alimentaires du quotidien, la restauration à emporter et les nouveaux services.