Premier à ouvrir le bal des résultats annuels dans l’immobilier, le président de Century 21 France, Charles Marinakis, a présenté ses « faits majeurs » de 2025 et ses « espoirs » pour 2026.Drôle de rentrée pour Century 21 France en ce lundi au Ritz. Fidèle à sa tradition, le réseau d’agences immobilières a été le premier du marché à dévoiler son bilan 2025 et à présenter ses perspectives pour 2026. Sauf que ce matin, à l’instar de l’année dernière, l’absence de loi de finances claire, nette et précise, brouille la visibilité des acheteurs et/ou des investisseurs.
2025 a pourtant été une « excellente » année, avec des volumes repartis à la hausse « dès le premier trimestre » et une clôture à +11,6 % par rapport à 2024. De la même façon que les prix au mètre carré, pour les acheteurs, se sont stabilisés à +1,4 %, pour les maisons comme pour les appartements. Idem pour les vendeurs qui ont cédé leur logement à un prix moyen plus fort.
Un très bon placement dans le temps
Seul bémol : le recul des investissements locatifs, qui ne représentent plus que 24,9 % des acquéreurs contre 25,5 % en 2024, 26,7 % en 2023 et 30,6 % en 2022.
« Il faut relativiser tout ça. Cela reste toujours un très bon placement dans le temps. La difficulté, c’est la destination qui a changé : les bailleurs ne mettent plus leur bien sur le parc locatif privé mais sur le saisonnier. Le rendement y est plus intéressant », explique, à La Tribune, Charles Marinakis, président de Century 21 France.
Sauf que les investisseurs particuliers, qui ont déserté le logement ancien et surtout le logement neuf, permettent à des locataires de vivre dans un appartement ou une maison. « Ils ont globalement adopté une posture d’attentisme, faute de visibilité politique et fiscale. Et cela a notamment pesé sur le marché du neuf, déjà fragile, qui ne pourra repartir sans des mesures d’accompagnement solides », confirme, auprès de La Tribune, Romain Rainfray, chargé d’études chez Particulier à particulier (PAP).