Une étude réalisée en avril pour l’ETI spécialisée dans l’efficacité énergétique Hellio révèle que les Français ont beaucoup moins réalisé de travaux d’isolation que prévu. Pis : ils ne se sentent pas suffisamment accompagnés par les pouvoirs publics.Les informations à retenir
Quel est l’impact du conflit au Moyen-Orient sur la rénovation ?
Les tensions internationales alimentent l’incertitude économique, freinant les investissements à long terme des ménages.
Le coût des matériaux et de l’énergie, influencé par la géopolitique, réduit le reste à vivre des propriétaires.
Seuls 37 % des Français maintiennent aujourd’hui une intention de réaliser des travaux à court ou moyen terme.
C’est un paradoxe qui ne surprendra personne : l’immense majorité des Français (83 %) jugent la rénovation énergétique des logements prioritaire. Pourtant, moins de la moitié s’est lancée dans un tel chantier au cours des cinq dernières années. Du moins, c’est ce qui ressort d’une étude réalisée en avril pour l’ETI spécialisée Hellio (200 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025).
Deux fois moins d’aides pour la rénovation d’ampleur
Seuls 31 % des sondés déclarent en effet avoir réalisé des travaux – combles, fenêtres, murs… –, 28 % avoir installé des dispositifs de régulation du chauffage comme les thermostats et 24 % un équipement de chauffage performant type pompe à chaleur. Dans les trois cas, c’est cinq, deux et trois points de moins qu’en 2022.
« La rénovation est mieux classée que les énergies renouvelables mais les Français effectuent moins de travaux d’isolation. Ceci s’explique sans doute par le zigzag sur MaPrimeRénov'. Après avoir été de 70 000 euros pour une rénovation d’ampleur, les aides s’élèvent, en théorie, à 40 000, mais, en pratique, culminent à 32 000 euros », pointe Pierre-Marie Perrin, directeur des affaires publiques et de la com d’Hellio.
Ce n’est guère mieux dans les intentions à court, moyen ou long terme. À la question « Avez-vous l’intention de réaliser des travaux de rénovation ? », 37 % du panel se disent prêts, dont 41 % parmi les catégories aisées et 42 % chez les revenus modestes. « Les hauts revenus sont plus motivés que la classe moyenne supérieure, car ils sont plus à l’aise financièrement pour déclencher des travaux », décrypte Pierre-Marie Perrin de chez Hellio.