Déchets du bâtiment : comment l'État veut éteindre l'incendie entre élus et professionnels
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22 millions de tonnes de déchets sont produites chaque année par le secteur du bâtiment.
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22 millions de tonnes de déchets sont produites chaque année par le secteur du bâtiment.
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Les professionnels dénoncent une hausse des coûts et une bureaucratie excessive depuis 2023.
Le manque de points de reprise sature les déchetteries publiques, au grand dam des élus locaux.
Le financement du traitement des dépôts sauvages reste un point de tension majeur entre acteurs.
Les professionnels du bâtiment produisent chaque année près de 22 millions de tonnes de déchets, selon l’Ademe : des éléments structurels en béton armé, des briques, des tuiles, des équipements sanitaires en céramique, des revêtements de sol en pierre, et bien sûr des portes, des fenêtres, des moquettes, des parquets, de la plomberie, des bardages, des charpentes, des cloisons, des isolants ou encore des enduits.
Dès 2020, le gouvernement a donc fait voter la loi antigaspillage pour une économie circulaire (Agec) créant une responsabilité élargie des producteurs (REP) pour les produits et matériaux de construction du bâtiment (PMCB), reposant sur le principe du pollueur-payeur. Depuis le 1er mai 2023, quatre éco-organismes agréés par l’État se sont ainsi engagés à reprendre tous les déchets dans des points de maillage, en échange d’une écocontribution.
Sauf qu’entre la théorie et la pratique, quatre difficultés sont apparues au grand jour à la suite d’une réunion des parties prenantes le 19 décembre 2024 : hausse significative des coûts supportés par les entreprises, manque de lisibilité des mécanismes de financement, performances inégales selon les territoires, délais et lourdeurs administratives pénalisant les acteurs de terrain.
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