Tondelier veut encadrer les “passoires énergétiques” avec des loyers 30 % moins chers
latribune.fr
Aujourd'hui, environ 453 000 logements du parc locatif privé classés G au diagnostic de performance énergétique (DPE) sont déjà concernés par l'interdiction progressive de location.
LTD / Julien Mattia / Le Pictorium via Reuters
Face à la volonté du gouvernement de réautoriser temporairement la location de logements très énergivores, la cheffe des Écologistes appelle à un encadrement strict pour protéger les locataires.
Le débat s’intensifie autour des “passoires énergétiques”. Marine Tondelier a plaidé dimanche pour un encadrement renforcé des loyers si ces logements devaient être remis sur le marché, avec une baisse de 30 % pour les locataires.
« Je souhaite que les loyers soient très encadrés (qu’ils soient 30 % moins chers, pour compenser le désagrément d’être exposés à de fortes chaleurs l’été, au froid et l’humidité l’hiver », a-t-elle déclaré au Grand Jury RTL, dénonçant aussi le fait que « l’État n’a rien fait durant dix ans » pour accélérer la rénovation thermique.
Une réponse à la crise du logement
La proposition intervient alors que le gouvernement souhaite assouplir temporairement l’interdiction de louer les logements les plus énergivores, afin de répondre à la pénurie de biens sur le marché locatif.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé jeudi un projet de loi en ce sens. L’exécutif envisage de permettre la relocation de ces biens à condition que les propriétaires s’engagent à réaliser des travaux de rénovation énergétique dans un délai de trois ans pour les maisons et de cinq ans pour les appartements.
Objectif affiché : remettre sur le marché entre 650 000 et 700 000 logements d’ici 2028, selon le ministre du Logement Vincent Jeanbrun.
Aujourd’hui, environ 453 000 logements du parc locatif privé classés G au diagnostic de performance énergétique (DPE) sont déjà concernés par l’interdiction progressive de location. À partir de 2028, ce sont également les 693 000 logements classés F qui devront être rénovés pour rester sur le marché.
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
Dans ce contexte, Marine Tondelier insiste sur la nécessité de ne pas faire peser le coût de la transition sur les locataires : « On ne peut pas dire aux gens qu’ils vont se retrouver dans la rue », a-t-elle averti.