À peine élu, Emmanuel Grégoire place le logement au cœur de son mandat avec 60 000 logements promis, une « brigade du logement » et des mesures pour encadrer loyers et résidences secondaires.Emmanuel Grégoire en avait fait un axe majeur de sa campagne : le logement. À peine intronisé maire de Paris dimanche dernier, l’édile a promis, dès les premiers mots de son discours, d'« aller et vite et fort parce que c’est la première préoccupation des Parisiens et des Parisiens, trouver un logement, payer son loyer ».
Et de confirmer 30 000 logements « pour les plus modestes », 30 000 supplémentaires « pour les classes moyennes », le respect de l’encadrement des loyers ou encore la création d’une « brigade du logement » pour lutter contre les logements vacants - 300 000 selon ses dires -, les résidences secondaires ou les meublés touristiques « illégaux ».
« Comme d’habitude depuis 25 ans, le curseur est poussé toujours plus loin sur Airbnb. À titre personnel, j’avais proposé de limiter le nombre de nuitées et notre groupe est contre ceux qui achètent que pour faire du Airbnb, mais de là à faire une police, je dénonce ces termes », réagit, pour La Tribune, Jean-Baptiste Olivier, conseiller (LR) de Paris, élu du XIIIe et membre de « Paris Liberté ! ».
40 % des propriétaires détiennent au moins 5 logements
Au regard du programme du candidat Grégoire, la brigade contrôlera les « maxi-propriétaires », luttera contre les détournements locatifs, réquisitionnera voire interdira la création de nouvelles résidences secondaires. « Ce ciblage suscite des inquiétudes. Cela pose une véritable question de respect du droit de propriété et envoie un signal négatif aux investisseurs », estime Olivier Princivalle, président de la Fnaim Grand Paris, joint par La Tribune.