Meublés touristiques à Paris : la Ville privilégie la compensation
César Armand
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À Paris, la multiplication des meublés touristiques ne laisse pas la Vile indifférente.
© LTD / SKREIDZELEU/SHUTTERSTOCK
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À Paris, la multiplication des meublés touristiques ne laisse pas la Vile indifférente.
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Le nombre de logements occasionnels et vacants ne cesse de croître dans la capitale. Selon les chiffres de décembre 2023 de l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur), la part de résidences secondaires a presque doublé, passant de 5,7 % à 9,6 %, entre 1999 et 2020. Ce n'est guère mieux du côté des logements vides, dont le pourcentage se stabilise à 9,2 % depuis 2006. Autrement dit, près de 20 % des habitations, soit 262 000 au total, échappent au parc des résidences principales rien qu'intra-muros.
Face à cette situation, des idées apparaissent au grand jour. Dernière en date : l'instauration de quotas pour les meublés touristiques à l'échelle du quartier. Mesure permise par la loi Echaniz-Le Meur, elle figure parmi les recommandations de la mission d'information et d'évaluation sur l'ubérisation de la ville, rapportée par le conseiller (LR) de Paris Paul Hatte, vice-président du groupe Union capitale, et présidée par le sénateur (PCF) Ian Brossat, ex-adjoint au Logement d'Anne Hidalgo.
Sauf que la piste est écartée par l'exécutif actuel. Les communistes Jacques Baudrier, adjoint au Logement, et Barbara Gomes, conseillère déléguée chargée de l'encadrement des loyers, des plateformes locatives et de la protection des locataires, lui préfèrent la compensation. « À chaque fois qu'un logement est perdu, cela permet de regagner un logement ailleurs, et un logement social de surcroît. À Montmartre, par exemple, pour un mètre carré perdu, il faut en créer trois nouveaux », illustrent les élus des XXe et XVIIIe arrondissements.
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Sur le site de la mairie, il est en effet rappelé que tout propriétaire qui transforme un habitat en « hébergement hôtelier » « diminue l'offre locative et doit transformer en logement des locaux non dédiés à l'habitation » (bureau, commerce...). « Ce dispositif est donc beaucoup plus efficace que le quota qui acte la perte sèche de logements et qui permet de faire de la spéculation locative. Il n'est pas question de revenir en arrière ! », persistent et signent Jacques Baudrier et Barbara Gomes.
César Armand