Les zones pavillonnaires représentent un quart du parc de logement de la métropole rennaise et un cinquième des tissus urbanisés. Dans ces quartiers peu économes en foncier et vieillissants, la sous-occupation est croissante.
Le développement économique des communes françaises est-il compatible avec la neutralité foncière ? Dans son dernier rapport, publié le 2 décembre, l’Institut de la Transition foncière s’est penché sur ce sujet polémique de l’aménagement, dans un contexte où les objectifs de sobriété foncière pourraient être remis en cause.
Selon ce rapport, l’artificialisation n’est pas une garantie de dynamisme local.
De fait, entre 2009 et 2023, plus d’un cinquième des communes françaises ont perdu des ménages tout en consommant du foncier, évalue-t-il. En près de quinze ans, plus de 10 % des intercommunalités ont simultanément perdu emplois et habitants malgré leur artificialisation.
A l’inverse, sur la même période, 54 % des communes n’ayant pas consommé de foncier ont pourtant gagné en habitants ou en emplois.
Dans unterritoire attractif comme celui de Rennes Métropole, dont le choix de « Ville Archipel » préserve des ceintures vertes autour des communes, la sobriété foncière est au cœur des politiques publiques depuis 40 ans. Mais l’urgence climatique, la dynamique démographique et l’objectif Zéro artificialisation nette (ZAN) conduisent l’agglomération à choisir une attitude encore plus proactive sur le sujet.
63 000 maisons individuelles, un cinquième des surfaces urbanisées
Une récente étude de l'Audiar, l’agence d’urbanisme de Rennes, estime que les espaces pavillonnaires, nés au moment du baby-boom, se trouvent aujourd’hui à un tournant. Elle souligne l’urgence à les transformer en « leviers d’une ville plus durable et inclusive ». Autrement dit, à passer la « densification douce » à la vitesse supérieure.
Ce questionnement n'est pas propre à la métropole de Rennes. Selon Envies de ville, la plateforme de solutions de Nexity, la densification des zones pavillonnaires apparaît comme une « solution prometteuse » pour les territoires.
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A l’heure du papy-boom, « un produit à l’origine conçu pour l’accueil de la famille devient un logement trop grand et inadapté » estime son rapport, pointant des « maisons trop grandes pour des familles qui rétrécissent ». Réparties sur 4 159 hectares dotés d’une importante couverture végétale, les 63 000 maisons individuelles en lotissement représentent les trois-quarts du parc de maisons individuelles de la métropole et couvrent un cinquième des surfaces urbanisées.