Présidence de La Poste : Marie-Ange Debon joue la carte de « la confiance »
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Marie-Ange Debon, future ex-présidente du directoire de Keolis, s'apprête à succéder à Philippe Wahl.
Greg Gonzalez
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Marie-Ange Debon, future ex-présidente du directoire de Keolis, s'apprête à succéder à Philippe Wahl.
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Alors que le courrier est en chute libre depuis quinze ans, le groupe La Poste s'apprête à changer de facteur en chef. Sous réserve de l'approbation du Parlement, Marie-Ange Debon, la future ex-présidente du directoire de Keolis, la filiale de la SNCF chargée des transports urbains, s'apprête à succéder à Philippe Wahl. Sous l'impulsion de ce dernier, l'assurance, la banque et le colis pèsent désormais la moitié du chiffre d'affaires de la major en France et à l'international. Et ce, tout en maintenant l'ancrage territorial du groupe et les services de proximité afférents.
Auditionnée ce mardi après-midi par la commission des affaires économiques du Sénat, Marie-Ange Debon a, d'emblée, mis dans sa poche les représentants des collectivités territoriales au Parlement, en évoquant ses racines dans la Creuse et ses deux grands-mères du Finistère et du Cantal. Puis, après avoir retracé les grandes lignes de son parcours professionnel, la sexagénaire s'est dite attentive aux remontées du terrain et des parties prenantes.
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Toujours dans son propos liminaire, Marie-Ange Debon a listé trois défis auxquels fait face La Poste. À commencer par la sous-compensation par l'État des missions de service public « qui pèse fortement sur les comptes de l'entreprise et sur la capacité à investir ». À cela s'ajoutent, selon elle, « une concurrence exacerbée » sur la logistique, « notamment des acteurs low cost », et les services financiers. Ainsi qu'une montée en puissance de la diversification « plus complexe et plus difficile que prévu ». Par exemple, le portage de médicaments et de repas, lié au vieillissement de la population, est « fragile économiquement ».
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