Indépendance de la Cour des comptes : Amélie de Montchalin ne veut pas laisser le doute s’installer
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L'intronisation officielle d'Amélie de Montchalin était très attendue.
AFP - CHRISTOPHE PETIT TESSON
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L'intronisation officielle d'Amélie de Montchalin était très attendue.
AFP - CHRISTOPHE PETIT TESSON
Dans une Grand’Chambre pleine à craquer, Amélie de Montchalin est arrivée pour son audience solennelle d’installation, ce vendredi 13 mars, dans son habit d’apparat de première présidente de la Cour des comptes. Robe noire à revers de soie, écharpe herminée sur les épaules, jabot en dentelle blanche et mortier à galon d’or dans les mains. L’ex-ministre de l’Action et des Comptes publics devient à 40 ans la première femme à occuper cette fonction depuis la création de l’institution en 1807.
Malgré le contexte international, le président de la République Emmanuel Macron qui a procédé à sa nomination par un décret du 11 février a fait le déplacement pour voir sa protégée prêter serment. Aux côtés du chef de l’État figure une partie du gouvernement : le ministre de l’Économie Roland Lescure, le remplaçant d’Amélie de Montchalin au Budget David Amiel — qui aura la lourde tâche de porter le projet de loi de finances pour 2027 — ou encore le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez.
Dans les travées de cette longue salle rectangulaire, on reconnaît le président du Conseil constitutionnel Richard Ferrand, lui aussi choisi par Emmanuel Macron. L’ancien Premier ministre Jean Castex, désormais patron de la SNCF, est là également. L’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn et l’ancienne députée socialiste Valérie Rabault, toutes deux devenues membres de la Cour des comptes, sont aussi présentes. Dans les dernières rangées, on distingue la silhouette de l’ancien ministre de l’Économie Eric Lombard, tandis que l’ancien commissaire européen Thierry Breton — lui aussi passé par Bercy, pendant le quinquennat de Jacques Chirac — discute avec la députée Ensemble pour la République (EPR) Olivia Grégoire.
L’intronisation officielle d’Amélie de Montchalin était très attendue. L’ex-ministre de Bercy qui ferraillait encore au Parlement en janvier pour tenter de faire adopter le budget 2026, sait que sa nomination a été très commentée et même vertement critiquée. L’absence d’Éric Coquerel, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale et député La France insoumise (LFI), a été remarquée. Il avait presque immédiatement demandé à Emmanuel Macron de revenir sur cette nomination afin de « garantir le minimum de neutralité et d’indépendance » de la Cour des comptes.
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