Déjà au gouvernement, le trentenaire a été nommé, dimanche 22 février, ministre de l’Action et des Comptes publics en remplacement d’Amélie de Montchalin partie à la Cour des comptes. Ce fidèle du chef de l’État aura la lourde tâche de faire adopter la dernière loi de finances du quinquennat.
Le communiqué de l’Élysée est tombé, dimanche 22 février, en pleine après-midi. Le président de la République a nommé David Amiel au poste de ministre de l’Action et des Comptes publics, en remplacement d’Amélie de Montchalin, partie prendre la tête de la Cour des comptes, rue Cambon. Aucune passation de pouvoir n’est prévue, a-t-on fait savoir, ce lundi matin, à Bercy.
Pour ce trentenaire surdiplômé (ENS, Princeton), cette nomination à un poste particulièrement exposé est la récompense d’une fidélité de 10 ans à Emmanuel Macron et d’un parcours où chaque marche a été montée l’une après l’autre. Conseiller de l’ombre à Bercy, puis à l’Élysée jusqu’au début de l’année 2019, il est élu député Ensemble pour la République (EPR) de la 13ᵉ circonscription de Paris (qui comporte une partie du 15ᵉ arrondissement) en juin 2022, avant d’entrer au gouvernement à l’automne comme ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’État.
Mais la mission qui attend cet économiste de formation n’aura rien d’une sinécure. Il devra tout simplement faire adopter le dernier budget du quinquennat d’Emmanuel Macron, et ce avant l’élection présidentielle du printemps 2027. La partie s’annonce particulièrement difficile alors que l’Assemblée nationale reste politiquement très fracturée.
Un dialogue difficile avec les oppositions
Les socialistes qui ont accepté un deal de non-censure avec l’exécutif en ce début d’année pour faire aboutir le budget 2026 — que le Conseil constitutionnel a validé sans complètement le sécuriser juridiquement le 19 février — accepteront-ils de renouveler l’expérience à six mois de l’élection présidentielle ?
De son côté, le Rassemblement national (RN) finira-t-il par voter, avec La France insoumise (LFI), une motion de censure du gouvernement Lecornu en cas de condamnation de Marine Le Pen — sa candidate (supposée) à la magistrature suprême — à une peine d’inéligibilité dans le cadre du procès des assistants parlementaires du Front national (FN) ? Et ainsi provoquer à nouveau la chute d’un gouvernement, après celle de Michel Barnier renversé le 4 décembre 2024.
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