François Bayrou va-t-il réussir à trouver 40 milliards d'euros d'économies avant le 14 juillet ? À partir de ce mardi premier juillet, Bercy va entamer, en pleine canicule ; un cycle de négociations avec les différentes forces politiques au Parlement.
En attendant les arbitrages du Premier ministre et de son cabinet, plusieurs pistes refont surface. C'est par exemple le cas de « l'année blanche » évoquée récemment par la porte-parole de l'exécutif Sophie Primas et le député Marc Fesneau (MoDem). Un sujet également évoqué à Bercy lors d'un dîner la semaine dernière avec des élus du « socle commun ». Concrètement, l'année blanche correspond à la désindexation sur l'inflation (ou au gel par rapport à l'inflation) des pensions de retraite, des prestations sociales et du barème de l'impôt sur le revenu.
Dans une évaluation dévoilée ce lundi 30 juin, l'institut des politiques publiques (IPP) a montré qu'une telle décision pourrait rapporter au total 5,7 milliards d'euros en 2026. En matière d'hypothèse, les économistes ont retenu une inflation à 1,3 % en 2025. Dans un scénario avec un indice des prix à 2 %, les recettes auraient été beaucoup plus importantes. « Si on augmentait à 2 %, les effets seraient mécaniquement plus forts. En revanche, les effets ne sont pas exactement proportionnels à l'inflation à cause des interactions entre les dispositifs (retraites, prestations sociales et impôt sur le revenu) », rappelle l'économiste de l'IPP, Lola Josseran.