L'Assemblée adopte le budget de la Sécurité sociale
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Le Premier ministre Sébastien Lecornu a souhaité ne pas utiliser le 49.3 pour faire passer le budget de la Sécu.
AFP - AFP or licensors - IAN LANGSDON
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Le Premier ministre Sébastien Lecornu a souhaité ne pas utiliser le 49.3 pour faire passer le budget de la Sécu.
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Le soulagement est immense dans le camp gouvernemental. À 19h45 ce mardi, l'Assemblée nationale a adopté le budget de la Sécurité sociale, à 247 voix pour et 234 voix contre, 93 députés s'étant abstenus. Le Rassemblement national, l'Union des droites pour la République et la France insoumise ont, tous, voté contre. « Ce texte ne répond en rien aux sujets de santé les plus cruciaux », a justifié le député RN Christophe Bentz. Ils ont été rejoints par la Gauche démocrate et républicaine, dont 10 députés sur les 17 ont rejeté le texte.
Le groupe Ensemble pour la République et le Parti socialiste ont quant à eux voté pour, comme prévu. « Nous assumons d'avoir protégé les Français même de façon imparfaite », s'est satisfait le député PS Boris Vallaud. Les démocrates ont aussi voté en faveur du texte, de même que le parti Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires (Liot).
La balle était donc dans le camp des autres partis. La députée du groupe Les Républicains Justine Gruet a appelé son groupe à s'abstenir, assurant « ne pas vouloir bloquer l'adoption du texte ». Finalement, 18 des 49 députés du groupe LR ont voté en faveur du texte. Les écologistes, dont le vote était attendu, se sont majoritairement abstenus. Leur cheffe de file Cyrielle Chatelain a déclaré avec regret : « Il n'y a pas de grandes victoires. C'est un petit texte dans lequel on a évité la casse ». Le Parti Horizons a, lui aussi, appelé ses partisans à s'abstenir, estimant que le budget « n'était pas à la hauteur », mais 9 députés sur 34 ont voté pour.
Juste avant le vote, les députés ont adopté la partie dépenses du budget, avec 227 députés en faveur contre 86. Cette partie contient notamment l'emblématique suspension de la réforme des retraites, mais également l'Objectif national de dépenses d'assurance maladie (Ondam).
Ce dernier, initialement fixé à 270,4 milliards d'euros de dépenses en 2026, a été rehaussé par le gouvernement avant les votes, désormais établi à 274,3 milliards d'euros (+3 %). En tout, l'Ondam augmente donc de 8 milliards d'euros entre 2025 et 2026. Les députés ont adopté l'amendement, à 259 voix pour et 64 contre.
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