Le déficit de la Sécurité sociale s’élève à 21,6 milliards d’euros en 2025, un peu moins que les 22,1 milliards prévus, avec l’Assurance maladie à 15,9 milliards au lieu de 17,2 milliards attendus.
Le déficit de la Sécurité sociale pour 2025 s’établit à 21,6 milliards d’euros, légèrement inférieur aux prévisions. Initialement estimé à 22,1 milliards dans le budget de la Sécu 2025 et à 23 milliards selon l’évaluation parlementaire de décembre dernier, il marque un léger répit pour les finances sociales françaises.
Cette amélioration s’explique principalement par une maîtrise des dépenses, note la direction de la Sécurité sociale du ministère de la Santé. L’écart avec la prévision de décembre « s’explique principalement par des dépenses inférieures à celles prévues », précise le communiqué.
La branche Assurance maladie, historiquement la plus lourde, connaît également un déficit moins sévère que prévu : 15,9 milliards d’euros au lieu de 17,2 milliards. Fait rare, les dépenses d’assurance maladie sont inférieures de 500 millions d’euros à l’objectif national voté dans le budget 2025, pour atteindre 265,4 milliards. Les autres branches – accidents du travail et maladies professionnelles, famille, autonomie – affichent elles aussi des soldes légèrement meilleurs que ceux annoncés en décembre. En revanche, la branche vieillesse voit son déficit s’aggraver, à -7,2 milliards contre -6,3 milliards trois mois plus tôt, pointant les tensions structurelles persistantes sur le financement des retraites.
Des mesures fortes
Du côté des syndicats, le constat reste préoccupant. L’Unsa a salué un solde final « légèrement meilleur qu’anticipé », tout en soulignant qu’il demeure « très préoccupant ». Son secrétaire général, Dominique Corona, estime que « la trajectoire de la Sécurité sociale reste structurellement dégradée, sans perspective de retour à l’équilibre ».
Pour redresser la situation, le syndicat appelle à des mesures fortes et durables, notamment « rendant progressive » la CSG, en « renforçant la fiscalité sur les successions et le patrimoine » et en « luttant efficacement contre la fraude ». Sur le plan des dépenses, il plaide pour « engager une politique de prévention ambitieuse, notamment via des exonérations fiscales pour des produits à fort impact sanitaire ».
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.