La députée socialiste Estelle Mercier se rend ce mardi après-midi avec son collègue Philippe Brun à Bercy à l'invitation du gouvernement pour travailler sur le budget.
Reçus à Bercy avec les autres groupes parlementaires, à l’exception du RN et de LFI, les socialistes comptent bien rappeler au gouvernement leurs exigences sur le budget. Avec dans un coin de leurs têtes, le scénario du 49.3 dégainé par l’exécutif.
Ce n’est pas au Parlement, mais à Bercy que les discussions sur le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 reprennent, officiellement, ce mardi 6 janvier. La ministre de l’Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, et le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, ont convié les différents groupes parlementaires pour « une réunion de travail » en fin d’après-midi. Le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI), eux, n'ont pas reçu de carton d’invitation.
Ce jeudi, la commission des finances de l’Assemblée nationale se penchera, en nouvelle lecture, sur le budget 2026. Et ce, en reprenant le texte voté par le Sénat le 15 décembre.
Avant la trêve de Noël, la séquence budgétaire s’était, sans grande surprise, terminée en eau de boudin. L’échec de la commission mixte paritaire (CMP) entre députés et sénateurs, le 19 décembre, a obligé le gouvernement à présenter une loi spéciale quatre jours plus tard pour assurer la continuité de l’État en janvier. Le texte a été voté à l’unanimité du Parlement. Seul le groupe de La France insoumise (LFI) s’est abstenu.
À l’issue de ces 85 jours de travail parlementaire, le compte n’y est pas pour l’exécutif. L’adoption du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) et le vote du PLF par le Sénat ont porté le déficit public à 5,3 % du PIB en 2026, bien au-delà de la barre des 5 % fixée par Matignon cet automne. « Le Sénat a fait des cadeaux aux plus riches, creusé les inégalités et la dette », dénonce le député socialiste Arthur Delaporte.
La configuration politique n’ayant pas évolué depuis la présentation du budget par Sébastien Lecornu le 14 octobre, les socialistes sont toujours en position centrale pour négocier avec le gouvernement. « On assume d’être au centre des discussions, d’autant que notre méthode a porté ses fruits sur le PLFSS », soutient le député du Calvados.
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