Le casse-tête du recrutement permanent dans le secteur de l’aide à domicile
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Le secteur de l'aide à domicile manque de salariés pour répondre à la demande.
LTD/Eric Beracassat / Hans Lucas via AFP
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Le secteur de l'aide à domicile manque de salariés pour répondre à la demande.
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Aujourd’hui, 3,4 millions de particuliers employeurs emploient 1,2 million de salariés en France. En novembre dernier, un sondage Ifop pour la Fédération des particuliers employeurs de France (Fepem) révélait que plus de 9 Français sur 10 ont une image positive du secteur de l’emploi à domicile. Les enjeux sont majeurs, les plus de 75 ans étant déjà 7,3 millions en France, d’après l’INSEE. Un chiffre qui sera amplifié par le choc démographique des prochaines années et qui devrait porter à 600 000 le nombre d’emplois à pourvoir dans le secteur de l’aide à domicile d’ici à 2035.
Mais ces métiers, physiquement et psychologiquement difficiles, peinent à recruter et à garder les salariés. Selon Julien Jourdan, directeur général de la FEDESAP, l’une des fédérations patronales du secteur (4 600 structures, 180 000 salariés), « il y a environ 50 000 postes à pourvoir en permanence, d’après les chiffres de France Travail ».
L’entreprise APEF, dont le siège social est à Montpellier, est une filiale du groupe Oui Care, qui compte également les entreprises d’accompagnement à domicile O2, France Présence, Les Bienveillants ou Silver Alliance. APEF est l’un des gros acteurs du secteur depuis plus de trente ans sur les métiers d’aide aux seniors, ménage, repassage, garde d’enfants, jardinage et petits travaux, « avec 170 agences en France, plus de 100 millions d’euros de volume d’affaires, 35 000 clients et 4 500 collaborateurs, plus de 95 % de femmes, et 84 nationalités différentes », détaille Sébastien Cogez, son directeur général.
L’entreprise est en campagne de recrutement permanente, avec actuellement plus de 500 postes ouverts, dont 110 en Occitanie, son berceau historique.