Un sondage Ifop révèle la bonne image que les maires et, plus largement, les Français ont du secteur de l’emploi à domicile. Et ce, alors que l’Assemblée nationale a voté un coup de rabot du crédit d’impôt services à la personne dans le projet de loi de finances pour 2026.Cet automne, les coups de boutoir des députés – de gauche – sur le crédit d’impôt services à la personne (Cisap), pendant les discussions sur le budget 2026, ont mis la pression sur le secteur de l’emploi à domicile, accusé d’être trop coûteux pour les finances publiques. Mais loin du Parlement, les maires et, plus largement, les Français conservent une bonne image de ce secteur de la vie quotidienne, comme le souligne un sondage* Ifop pour la Fédération des particuliers employeurs de France (Fepem) dévoilée mardi 18 novembre, à l’occasion de l’ouverture du Salon des maires qui se tient jusqu’au 20 novembre à la Porte de Versailles, à Paris.
« C’est une satisfaction de voir que le secteur a une image positive pour plus de 9 Français sur 10, et que 60 % des maires le jugent indispensable à la vie locale, réagit Julie L’Hotel Delhoume, présidente de la Fepem. Nous répondons pleinement aux besoins du quotidien. » Aujourd’hui, 3,4 millions de particuliers employeurs emploient 1,2 million de salariés.
Maintien à domicile
Du côté des édiles, de plus en plus confrontés au vieillissement de la population au sein de leurs communes, l’emploi à domicile est d’abord vu comme une solution permettant aux personnes âgées de rester vivre chez elles. « Les maires soulignent que notre secteur est essentiel pour créer du lien social et lutter contre l’isolement », pointe Julie L’Hotel Delhoume.
D’autant que le choc démographique va s’accélérer dans les prochaines années. En 2025, les plus de 75 ans sont déjà 7,3 millions en France, d’après l’Insee. Logiquement, 61% des Français interrogés par l’Ifop pensent qu’ils pourraient faire appel à l’emploi à domicile à l’avenir. Et pour 68 % d’entre eux, ce « serait pour accompagner le vieillissement à domicile et la perte d’autonomie ». Et plus précisément : « pour [me] permettre de continuer à vivre chez [moi] de façon autonome » ; « pour du jardinage ou du petit bricolage » et « pour accompagner un proche âgé, dépendant ou handicapé ».