Les sénateurs de la commission des Affaires sociales proposent de rétablir le gel des pensions de retraites et des prestations sociales, et de ne valoriser que les pensions inférieures à 1.400 euros par mois. Du côté de l'opposition, la porte est ouverte.Après les débats houleux à l'Assemblée, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) arrive au Sénat mercredi en séance publique. Dès ce week-end, les sénateurs de la commission des Affaires sociales ont adopté plusieurs amendements pour rétablir la réforme des retraites et supprimer la hausse de la CSG sur les revenus du capital votée dans l'hémicycle. La taxe sur les mutuelles, vivement critiquée, a aussi fait son grand retour.
Cette commission est composée essentiellement de sénateurs de droite et du centre et donne un premier avis des sénateurs sur le budget de la Sécu. Ces derniers repartiront de la copie déjà remaniée par les députés ce mercredi au Sénat. La commission des Affaires sociales a ainsi restauré plusieurs mesures du budget initial du gouvernement : elles permettraient de ramener le déficit des comptes de la Sécurité sociale à 15,4 milliards d'euros, au lieu des 24 milliards d'euros après les votes des députés.
« En séance, on risque d'assister à une copie de la loi de financement de la Sécurité sociale similaire à la copie des Républicains », se désole le sénateur Bernard Jomier (groupe socialiste). « Quand de tels signaux sont envoyés, comment aboutir à un budget de compromis ? »
Un compromis pour 1,9 milliard d'euros supplémentaires
Les sénateurs ont aussi rétabli le gel des prestations sociales et des pensions de retraite, largement rejeté à l'Assemblée. Seul compromis : les pensions de retraite inférieures à 1 400 euros continueraient d'évoluer au rythme de l'inflation.