Finances publiques : pourquoi le gouvernement entre (vraiment) dans le dur
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Le Premier ministre, Sébastien Lecornu.
via REUTERS - AFP or licensors - Ian Langsdon
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Le Premier ministre, Sébastien Lecornu.
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Le gouvernement ressemble désormais à un pilote de ligne qui s’apprête à entrer dans une zone de turbulences. Alors que la crise iranienne ne trouve pas d’issue, fait flamber les prix de l’énergie et les taux d’intérêt, il va devoir fermement tenir le manche des finances publiques dans les prochains mois. Première étape ce mardi 21 avril : Bercy organise un comité d’alerte des finances publiques. Cette réunion, qui se tiendra à 9 heures, « a pour objectif de dresser un état des lieux précis sur la situation des comptes publics, notamment dans le contexte d’incertitude géopolitique et macroéconomique, et d’alerter sur les risques de dérapage afin de garantir le respect de la trajectoire budgétaire du pays », précise le ministère de l’Économie et des Finances. Elle jette aussi les bases de travail d’élaboration du budget 2027 qui sera le dernier de l’ère Macron.
Autour de la table se retrouveront le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist et la ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel. Ils seront accompagnés de parlementaires — à l’instar du rapporteur général du Budget à l’Assemblée nationale, Philippe Juvin — sur place et en visioconférence, de représentants d’élus locaux, de la Sécurité sociale et de l’État, ainsi que de partenaires sociaux.
D’après Le Monde, le ministère de l’Économie et des Finances devrait y officialiser une mauvaise nouvelle : le gel de 6 milliards d’euros de crédits budgétaires — 4 milliards d’euros pour l’État et 2 milliards d’euros pour la Sécurité sociale. Un arbitrage qui ne faisait guère de doute, ces dernières semaines, pour les spécialistes des finances publiques. Mais à ce stade, Roland Lescure confirme uniquement une coupe de 4 milliards d’euros. « Ces 4 milliards d’euros sont directement liés au renchérissement des dépenses, consécutifs à la hausse des taux d’intérêt », a détaillé le ministre de l’Économie et des Finances au Parisien.
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