Crise politique : les patrons français sont exaspérés
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La grande arche de la Défense à Paris
REUTERS - STEPHANIE LECOCQ - Stephanie Lecocq
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La grande arche de la Défense à Paris
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La crise politique n’en finit plus de faire des remous. Plongés dans l’incertitude la plus totale depuis la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, les patrons français font grise mine. Le moral des dirigeants a plongé de 5 points au mois d’octobre, selon la Grande consultation des entrepreneurs réalisée par OpinionWay pour CCI France, La Tribune et LCI.
L’indicateur qui prend en compte les questions de confiance à l’égard de l’économie est passé de 73 points à 68 points en un mois. L’indice s’était légèrement redressé fin septembre mais il enregistre son second plus bas niveau depuis le début de l'année 2025 après mars. Dans le détail, seul un tiers des répondants affirment que « c’est très bien en ce moment » contre 35 % en septembre.
Premier motif d’inquiétude, la hausse des prélèvements obligatoires. Plus de 7 chefs d’entreprise sur 10 jugent que la fiscalité directe et les cotisations sociales devraient augmenter dans les mois à venir. 20 % pensent que les prélèvements vont rester stables. À l’inverse, seuls 4 % des répondants affirment que la pression fiscale va diminuer. Enfin, 55 % des entrepreneurs pensent que la fiscalité indirecte va s’accentuer dans les prochains mois.
Après plusieurs années de baisse de la fiscalité sur le capital, la politique budgétaire tricolore pourrait connaître un tournant. Les derniers débats à l’Assemblée nationale ont montré que la pression fiscale pourrait s’accroître en 2026 afin de contrer la dérive du déficit. Certains macronistes continuent de défendre âprement la politique de l’offre. Mais faute de majorité à l’Assemblée nationale, le gouvernement Lecornu s’est résolu à négocier des hausses d’impôt avec les socialistes après les échecs retentissants de Michel Barnier et de François Bayrou.
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Face à ce brouillard politique, les entrepreneurs ont plusieurs attentes à l’égard de leurs partenaires pour soutenir l’activité. En premier lieu arrive la simplification des démarches administratives des pouvoirs publics (44 %) et des partenaires privés (26 %). Vient ensuite un soutien financier accru du public (15 %) et du secteur privé (14 %).
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