Pouvoir d’achat : la grande inquiétude des salariés
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Des salariés d’Amazon en grève pour les salaires dans l’Essonne.
BT/ - REUTERS - BENOIT TESSIER
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Des salariés d’Amazon en grève pour les salaires dans l’Essonne.
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Le pouvoir d’achat est au centre du malaise chez les salariés. Entre l’instabilité politique, la croissance atone, la rigueur budgétaire et la politique commerciale erratique du président Trump, les points d’inquiétude se multiplient dans les entreprises. Et, ces crispations se ressentent particulièrement dans la dernière enquête menée par l’APEC et Terra Nova.
Interrogés sur l’évolution du pouvoir d’achat, 68 % des salariés du privé se déclarent inquiets. À l’inverse, seuls 32 % se disent confiants sur les perspectives de pouvoir d’achat. Des chiffres qui coïncident avec la dernière note de conjoncture de l’Insee, publiée juste avant l’automne, dans laquelle elle table sur un sérieux coup de frein du pouvoir d’achat des ménages de 0,8 % en 2025 contre 2,5 % en 2024. Résultat, la consommation devrait demeurer particulièrement décevante cette année alors que c’est un moteur important de l’économie tricolore.
Par catégorie, ce sont d’abord les professions intermédiaires qui sont le plus inquiètes sur leur porte-monnaie (74 %). Percutées de plein fouet par l’envolée des prix au lendemain la guerre en Ukraine, ces salariés ont parfois obtenu des hausses de salaires, mais qui n’ont parfois pas compensé les pertes liées à l’inflation. « Ces résultats sont une indication inquiétante de la situation des petites classes moyennes françaises. Elles sont au cœur des problèmes de redistribution et de rémunérations », a expliqué Thierry Pech, président du groupe de réflexion Terra Nova. Arrivent ensuite, les ouvriers (71 %) et employés (70 %). Et, enfin les cadres (57 %).
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Les disparités ne se limitent pas aux catégories professionnelles. L’âge est également un critère important pour déterminer le niveau d’anxiété. Ainsi, 73 % des travailleurs seniors (+de 55 ans) sont inquiets contre 63 % chez les plus jeunes. Pour les 35-54 ans, cette proportion monte à 71 %. Enfin, il existe un fossé criant entre les hommes (64 %) et les femmes (74 %).