Shutdown américain : le trafic aérien se réduit « à peau de chagrin »
latribune.fr
La réduction du trafic doit passer de 4 % " maintenant " à 10 % vendredi, " afin de réduire la pression sur les contrôleurs ", selon le ministre des Transports.
/FW1FP/Rod Nickel - REUTERS - Nathan Howard
Shutdown américain : le trafic aérien se réduit « à peau de chagrin »
Le ministre américain des Transports a averti dimanche que le trafic aérien allait progressivement se réduire « à peau de chagrin », conséquence directe du blocage budgétaire qui prive la FAA de ressources et accentue la pénurie de contrôleurs aériens.
Depuis vendredi, le régulateur américain de l’aviation (FAA) demande aux compagnies de réduire leur programme de vols, entraînant l’annulation de plus d’un millier de trajets par jour – soit environ 4 % du trafic intérieur américain. Cette décision intervient alors qu’un grand chassé-croisé se profile à l’approche de Thanksgiving, l’une des périodes les plus chargées de l’année pour les compagnies aériennes.
« Le trafic aérien va se réduire à peau de chagrin alors que tout le monde veut voyager pour voir sa famille », a déclaré dimanche Sean Duffy, le ministre des Transports de Donald Trump, sur la chaîne Fox News. « Vous allez voir moins de contrôleurs aériens venir au travail, ce qui signifie qu’il n’y aura qu’une poignée de vols qui vont décoller et atterrir. » La réduction du trafic doit passer de 4 % « maintenant » à 10 % vendredi, « afin de réduire la pression sur les contrôleurs », a précisé le responsable. « Ça va être de grosses perturbations, et les Américains vont être énervés par cela. »
D'interminables files d'attente
Depuis le 1er octobre, les États-Unis sont plongés dans un « shutdown » – la paralysie la plus longue de leur histoire – faute d’accord entre républicains et démocrates sur le budget fédéral. Des centaines de milliers de fonctionnaires, dont les contrôleurs aériens, continuent de travailler sans être rémunérés.
Selon Sean Duffy, la situation devient intenable pour le personnel aérien : « Certains d’entre eux vont être confrontés à l’idée de trouver un boulot en plus pour boucler les fins de mois, pour acheter à manger, faire le plein, payer leur loyer. »
Il a donné l’exemple du centre de contrôle d’Atlanta, où « 18 contrôleurs sur 22 ne sont pas venus » travailler samedi, faute de salaire. Ces absences aggravent les retards et s’ajoutent aux files d’attente interminables dans les aéroports américains, où les agents de sécurité – eux aussi privés de rémunération depuis plus d’un mois – peinent à tenir le rythme.
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.