Détroit d'Ormuz : des navires, dont deux tankers émiriens, touchés par des missiles iraniens

Un méthanier à l'ancrage à Oman alors que le trafic est à nouveau bloqué dans le détroit d'Ormuz.
/FW1FP/Bill Berkrot - REUTERS - Benoit Tessier

Un méthanier à l'ancrage à Oman alors que le trafic est à nouveau bloqué dans le détroit d'Ormuz.
/FW1FP/Bill Berkrot - REUTERS - Benoit Tessier
Un navire a été visé par un missile en sortant du détroit d'Ormuz au large d'Oman, a rapporté mardi l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO. « Un navire-citerne a signalé avoir été touché par un missile alors qu'il transitait en direction de la sortie sur la route sud », a dit l'UKMTO, en précisant que l'incident s'était produit lundi à 13 miles nautiques au sud-est de Limah, à Oman.
Il n'était pas clair dans l'immédiat si cette attaque était la même que celle rapportée plus tôt par les Émirats arabes unis (EAU), qui ont dit que deux de leurs tankers avaient été visés par des missiles iraniens dans le détroit, tuant un membre d'équipage. Les EAU ont en effet fait état mardi d'attaques de missiles iraniens contre deux de leurs tankers dans le détroit d'Ormuz. La veille, l'armée américaine avait annoncé rétablir le blocus des ports iraniens. De quoi alimenter l'inquiétude sur la circulation dans ce passage stratégique, où transitait avant le conflit un cinquième du brut mondial.
La Chine a appelé mardi les Etats-Unis et l'Iran à rétablir un passage sûr des navires dans le détroit d'Ormuz, les deux pays ayant repris leurs affrontements sur la gestion de cette voie stratégique pour le commerce mondial. « Respecter les droits et intérêts légitimes des États riverains du détroit d'Ormuz, et rétablir au plus tôt un trafic sûr et normal dans le détroit, constituent les aspirations communes de la communauté internationale », a indiqué lors d'un point presse régulier Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé dans un communiqué avoir commencé « à lancer une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran », peu après 00H00 heure de Téhéran. Quatre explosions ont été entendues près de Bandar Abbas, ville portuaire du sud de l'Iran située sur le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de presse Irna.
Par ailleurs, Bahreïn a affirmé mardi avoir intercepté plusieurs attaques iraniennes visant son territoire. « Les systèmes de défense aérienne (...) ont intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes perfides menées par l’Iran ce matin, mardi », a indiqué l'armée bahreinie dans un communiqué, en accusant Téhéran de viser des civils. Des explosions avaient été entendues plus tôt à Manama, la capitale, où des sirènes d'alerte aérienne ont retenti pour la troisième fois depuis l'aube, selon un journaliste de l'AFP. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir frappé plusieurs installations à Bahreïn, dont un bâtiment hébergeant les forces américaines, selon un communiqué diffusé mardi matin par la télévision d’État.
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L'armée jordanienne a quant à elle intercepté quatre missiles iraniens dans l'espace aérien du pays, a déclaré mardi une source au sein du Commandement général des Forces armées jordaniennes. Les systèmes de défense aérienne de Jordanie « ont intercepté et abattu quatre missiles qui ont pénétré dans l'espace aérien jordanien en provenance du territoire iranien tôt mardi matin », sans entraîner de perte humaine ni dégât matériel, a précisé cette source.
Les Bourses européennes ont débuté la séance en recul mardi, sur fond de hausse des prix du pétrole, en raison du conflit au Moyen-Orient, et d'attente avant la publication de l'inflation américaine. Dans les premiers échanges vers 7H05 GMT, Paris cédait pour le 14 juillet 0,79%, Francfort 0,60%, Londres 0,28% et Milan 0,47%. La veille, la Bourse de Paris avait progressé de 0,31%. Le Moyen-Orient reste au cœur des préoccupations, avec la hausse du pétrole, engendrée par la reprise du conflit entre Téhéran et Washington.
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Le prix du baril de pétrole Brent est remonté mardi à 85 dollars pour la première fois depuis plus d'un mois, après une nouvelle salve de frappes américaines contre l'Iran, une escalade dans la reprise des hostilités qui rendait prudentes les Bourses d'Asie. Au lendemain d'une envolée spectaculaire de plus de 9%, les cours du pétrole ont poursuivi leur ascension mardi alors que s'intensifie la reprise des affrontements au Moyen-Orient. Vers 06H30 GMT, le cours du baril de WTI nord-américain grimpait de 2,42% à 80,03 dollars. Celui du baril de Brent de la mer du Nord gagnait 2,17% à 85,11 dollars - après avoir brièvement touché 85,64 dollars en début d'échanges asiatiques, au plus haut depuis la mi-juin.