Des pétroliers naviguent dans le golfe Persique, près du détroit d'Ormuz, vus depuis le nord de Ras al-Khaimah, près de la frontière avec le gouvernorat omanais de Musandam, aux Émirats arabes unis, le 11 mars 2026, dans le contexte du conflit israélo-...
Le Parlement iranien aurait débuté ses travaux sur un projet de loi portant sur le détroit d'Ormuz. Un texte qui arrive sur fond d'affrontements avec les Etats-Unis pour le contrôle de cette voie stratégique.
Le Parlement iranien a débuté ses travaux sur un projet de loi portant sur le détroit d'Ormuz, a déclaré mardi le chef de la commission parlementaire sur la sécurité nationale, sur fond d'affrontements avec les Etats-Unis pour le contrôle de cette voie stratégique. Ebrahim Azizi n'a pas précisé le contenu du texte, ni sa date d'examen. « Hier soir (lundi), au moment même où des drones américains étaient abattus, le projet de loi intitulé +Action stratégique pour la sécurité et le développement durable du détroit d'Ormuz et du golfe Persique+ a été officiellement présenté au Parlement iranien », a-t-il écrit en anglais sur X
« Nous restons fermes dans la défense de nos lignes rouges, notamment en ce qui concerne la gestion du détroit d'Ormuz », a ajouté Ebrahim Azizi, alors que cette voie navigable, par laquelle transitait avant la guerre un cinquième des exportations mondiales d'hydrocarbures, est au cœur des affrontements entre l'Iran et les Etats-Unis. Téhéran souhaite y instaurer un péage, tandis que le président américain Donald Trump a dit vouloir percevoir en échange de la protection du détroit « une rémunération correspondant à 20% de la valeur des cargaisons », contraire au droit international censé garantir la liberté de navigation.
120 navires par jour en moyenne
Avant le conflit déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines sur la République islamique, les bateaux traversaient gratuitement le détroit dans le cadre du dispositif de séparation du trafic, une route à double sens au milieu de la voie navigable, adoptée par l'Organisation maritime internationale (OMI) en 1968. Ces couloirs voyaient transiter en moyenne 120 bateaux par jour. Mais dans les premiers jours de la guerre, les puissants Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé verrouiller le détroit et mis en garde contre une « zone dangereuse » de 1.400 km2 - soit 14 fois la superficie de Paris - où pourraient se trouver des mines.
Le trafic a dans le même temps fortement chuté alors que les incidents touchant des bateaux se multipliaient. Sa quasi paralysie, à laquelle Washington a répliqué en imposant un blocus aux ports iraniens, a fait flamber les cours du pétrole jusqu'à plus de 120 dollars, au plus haut depuis l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe en 2022.
Hostilité à un accord avec les Etats-Unis
Les activités du Parlement iranien, suspendues après le déclenchement de la guerre en février, ont repris lundi. Il est présidé par l'influent Mohammad Bagher Ghalibaf, également chef de l'équipe de négociation iranienne. Un certain nombre de députés hostiles à toute négociation avec les Etats-Unis s'étaient émus de ne pas avoir eu leur mot à dire lorsque le protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre a été signé le 17 juin entre Téhéran et Washington. Le texte fait en Iran l'objet de vives critiques de la part des ultra-conservateurs, qui sont toutefois minoritaires.
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La semaine dernière, durant les funérailles du guide suprême Ali Khamenei, des participants s'en étaient pris au président Massoud Pezeshkian, au chef de la diplomatie Abbas Araghchi, ainsi qu'à Mohammad Bagher Ghalibaf, pour dénoncer tout compromis. En juin, des manifestations contre l'accord, réunissant quelques dizaines de personnes, s'étaient tenues devant les locaux du ministère des Affaires étrangères à Téhéran et à Machhad (nord-est).